Manifestement en ce moment un énorme malentendu est en train de prospérer entre ce qu'annonce François Hollande et le gouvernement et et ce qu'entend les français.
En effet François Hollande et le gouvernement annoncent la légalisation des licenciements sans motifs, la suppression de la majoration pour les heures travaillées au delà des 35 heures mais aussi une baisse du montant et de la durée de l'indemnisation du chômage et une quasi obligation de reconversion pour les demandeurs d'emplois dans une profession artisanale ou commerciale indépendante à faible diplôme (coiffeur, plombier etc...).
Et on voit bien avec l'absence de réaction des français à ces annonces qu'il n'y a pas une véritable hostilité à ses réformes parce que les français pensent qu'ils ne seront pas touchés par ses réformes et qu'elles donneront du travail à ceux qui n'en ont pas.
Et c'est là où il y a un gros malentendu. En effet ses mesures ne sont pas destinées à donner un emploi à ceux qui n'en ont pas mais à permettre aux entreprises de se séparer de leurs salariés cadres et seniors aux salaires élevés et réticents aux heures supplémentaires et travail le dimanche pour les remplacer par des jeunes e apprentissage ou aux salaires modestes et exonérés de charges prêt à tout pour réussir.
Car ce que les français font semblant de ne pas entendre c'est que le Chef de l'Etat a clairement annoncé que la clé de l'économie et de la croissance c'est la compétitivité des entreprises. Qu'il faut tout faire pour que les entreprises soient compétitives. Ors, actuellement cette compétitivité basée sur la numérisation suppose la suppression de plus de 5 millions d'emplois dans le monde donc bien sur en France aussi.
Pas sur donc que la majorité des français moyens voir même des cadres supérieurs ont bien compris que l'on allez les pousser dehors, que l'on allez les faire partir comme à Air France, EDF, les banques etc.... et que c'est eux qui allaient devoir se reconvertir comme coiffeur ou esthéticienne à domicile.
Oui il y a comme un énorme malentendu aujourd'hui. On va attendre la prise de conscience pour en connaitre l'évolution.