Le contrat du siècle décroché par l'entreprise DCNS est en fait l'illustration de la spirale de précarité et de pauvreté dans lequel le gouvernement a engagé l'économie française.
En effet pour décrocher des marchés l'entreprise DCNS a conclu, il y a deux ans, un accord de compétitivité avec ses salariés prévoyant, notamment, la suppression de 500 postes et bien sur de la modération salariale et une augmentation du temps de travail.
Grâce à cette compétitivité retrouvée DCNS a donc décroché le contrat du siècle lui assurant du travail pendant au moins 50 ans. Avec un carnet de commande plein sur 50 ans et un contrat de 34 milliards d'euros difficile de trouver mieux pour recruter par centaines en CDI et bien sur annuler les suppressions de postes programmés.
Las. A peine le contrat annoncé la direction de DCNS tout de suite confirmé que la plan de compétitivité allez se poursuivre et qu'il y aurait bien 500 suppressions de postes, autrement dit 500 salariés poussés vers la sortie alors qu'il n'y a aucun motif économique compte tenu du chiffre abyssal de la commande obtenue.
Car pour mener à bien cette commande DCNS ne peut pas se permettre d'avoir des salariés en CDI avec de l'ancienneté et un salaire en conséquence. Non. Elle a besoin d'une main d’œuvre bon marché et dynamique et renouvelé régulièrement d'où des recrutements essentiellement en CDD pour maintenir les salaires bas.
Ce méga exemple illustre d'ailleurs parfaitement ce qui se passe actuellement sur la marché du travail où les entreprises poursuivent la suppression massive de postes en CDI pour recruter des salariés en CDD sur des contrats cours et souvent à temps partiel, d'où le "yoyo" des chiffres du chômage d'un mois sur l'autre et la baisse des chômeurs de catégorie A et la hausse des chômeurs de catégorie B ou C.
Cela explique aussi pourquoi le gouvernement et le MEDEF veulent faciliter les licenciements que ce soit pour motif économique ou sans motif. Ils veulent en effet pouvoir recruter en CDI pour faire croire aux salariés qu'ils sont arrivés et les inciter à consommer tout en pouvant les débarquer à tout moment pour les remplacer par des plus jeunes et donc moins chers.
Les salariés de DCNS on viennent de prendre la quenelle du siècle et n'on pas fini de souffrir. En effet pour honorer cette commande DCNS va devoir maintenir voir encore réduire ses coûts et les salariés n'ont aucunes chances de profiter du surcroit de travail qui va leur être demandé. C'est la quenelle du siècle.