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Edito :

" La preuve pas 450.000 de la nocivité de la loi El Khomri :"

Comme chacun le sait la loi El Khomri est une loi d'inspiration libérale qui tend à faciliter les licenciements et notamment ceux sans cause réelle et sérieuse. Ainsi la loi contient un barème d'indemnisation du montant des indemnités qu'une entreprise devrait payer si elle licencie un salarié sans cause réelle et sérieuse. Certes, grâce à la mobilisation toujours en cours contre cette loi ce barème n'est qu'indicatif, mais il tend vers une banalisation, une pacification des licenciements, une dissuasion pour un salarié licencié de saisir le Conseil des Prud'hommes en cas de licenciement.


Cette logique est bien entendu portée par le MEDEF et ses amis Hollande et Valls au motif que jamais au grand jamais un chef d'entreprise ne licencie pour s'amuser ou par sadisme. Jamais au grand jamais il ne va s'amuser à licencier un salarié en l'accusant de vol ou de malversations pour masquer des activités frauduleuses et éviter tout ennui. Non ce n'est qu'une légende. Le chef d'entreprise est bon. Il est un saint homme.


Oui mais entre les discours trompeurs et la réalité il y a un gouffre. Et ce gouffre est illustré par la Société Générale qui a fait perdre 4,5 milliards d'euros à ses clients et qui a fait porter la chapeau à l'un de ses salariés Jérôme Kiervel. Elle ne s'est d'ailleurs pas contentée de le licencier elle l'a même envoyé en prison pour masquer ses turpitudes et protéger ses malversations. Elle l'a fait passer pour le pire des escrocs et jeté en prison et selon le MEDEF et François Hollande et Manuel Valls il devrait se contenter d'une indemnisation minimale calculée en fonction d'un barème aussi ridicule que consternant.


Affligeant. Affligeant et fort heureusement Jerôme Kiervel ne c'est pas laisser intimider. Il a saisit le Conseil des prud'hommes et il a gagné. Il a non seulement obtenu la condamnation de la Société Générale pour licenciement sans cause réelle et sérieuse mais il a aussi obtenu 450.000 euros de dommages et intérêts, à des années lumières du barème du MEDEF et du tandem Valls - CFDT.


Bien entendu en face on va parler de situation unique, exceptionnelle. Comme si par exemple on avait pas verser 400 millions d'euros à Bernard Tapie pour couvrir les malversations du Crédit Lyonnais. Comme si il n'y avait pas, tous les jours en France, des salariés, cadres ou non cadres, accusés à tort de vols ou de malversations et licenciés pour faute lourde ou grave. Ceux que la CFDT sacrifie bien volontiers sur l'autel de son confort financier et sa place de soutien à la dictature sociale libérale.


Dissuader les salariés de saisir les prud'hommes c'est exactement comme d'autoriser à divorcer sans passer par le juge. C'est facilité les escroqueries et les détournements d'argent. C'est faire passer l'argent avant la justice et surtout avant la moral et la décence.


"Force reste à l'argent" devise de la CFDT 2016.


 


 

 

 

( Par gabdel le 07/06/2016 )

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