Le tribunal administratif de Toulouse a donc annulé aujourd'hui la Déclaration d'Utilité Publique relative à la construction du barrage de Sivens et qui a couté la vie au malheureux Rémi Fraisse, fauché à 21 ans pour s'être opposé donc à un massacre écologique pourtant programmé et acté par les plus hautes autorités de l'Etat.
Oui le Préfet, le conseillers régionaux et territoriaux et les maires, tous ont bafoué les règles de la République pour faire construire un barrage sur une zone humide, l'une des dernières en France, avec ces centaines d'espèces protégées. Et bien sur ils ont pu le faire en toute impunité. Car si on découvre aujourd'hui que l'Etat protège les banques en étouffant les dossiers par le biais des Parquets (Procureur de la République), tout le monde découvre que la justice administrative en France n'est qu'une parodie tellement sa lenteur orchestrée par l'Etat rend inutile toute rélle décision.
Ainsi au moment où le Tribunal de Toulouse tranche sur l'illégalité du Barrage de Sivens et bien ce projet a été abandonné depuis longtemps. Et heureusement car s'il fallait compter sur la justice administrative cela fait longtemps que la zone humide et ces espèces protégées auraient été rayées de la carte.
Mais le barrage illégal de Sivens ne l'est pas plus que l'aéroport de Notre Dames des Landes qui viole ouvertement tant l'esprit que la lettre du fameux accord de la COP 21 pourtant signé par la France. Mais impossible d'intenter un recours. Le temps que cet accord soit ratifié par suffisamment de pays et que la justice administrative française se prononce il sera construit depuis longtemps et aéroport et de nombreux habitants seront en soins palliatifs pour les cancers provoqués par la pollution produit par cet aéroport et ses avions.
Et Rémi sera mort d'avoir eu raison. Raison contre ces prétendus élites qui détruisent le monde et l'environnement en échange d'enveloppes versées par les constructeurs et autres marchands de mort.
Manuel Valls va lâcher ses chiens sur ceux qui comme Rémi se battent pour sauver le site de Notre Dame des Landes et la justice administrative ne pourra rien faire...