La baisse des impôts et des taxes c'est comme le Père Noël. Il suffit d'y croire. Et c'est justement le cas des annonces d'impôts totalement fictives que vient d'annoncer Michel Sapin pour 2017.
Attention vous pouvez être sur que les baisses d'impôts annoncées vont bien être inscrites dans le projet de budget pour 2017. Longuement débattues à l'Assemblée Nationale et au Sénat. Savamment commentées par les médias et les spécialistes et les experts de la politique. Et même oui inscrites et voté esdans la loi de finances pour 2017.
Oui mais une loi de finances pour 2017 qui ne sera jamais appliquée puisqu'en mai 2017 il y a l'élection présidentielle et en juin 2017 les élections législatives. Et donc, quel que soit le Président ou la Présidente élu(e) et quelle que soit la nouvelle majorité à l'Assemblée Nationale il y aura, dès le mois de juillet 2017, une loi de finances rectificative qui viendra totalement remettre en cause les mesures inscrites dans la loi de finances pour 2017. Modification dans un sens favorable ou défavorable selon, cette fois, le camp qui aura gagné.
Mais c'est ainsi. C'est la deuxième phase de campagne de François Hollande après son "appel du muezzin" d'hier en direction des français musulmans. Ici il s'agit de prendre ouvertement les classes moyennes et les entreprises pour des "cons" en leur annonçant des baisses d'impôts virtuelles après 5 ans d'augmentation réelle des taxes et autres impositions.
D'ailleurs il ne faut pas oublier que même dans le cadre de la baisse fictive des impôts annoncée il y a, en compensation, la création d'une nouvelle taxe qui va toucher les propriétaires et les entreprises dans le cadre de leurs impôts fonciers pour financer les "landers" socialistes autrefois les régions françaises. Oui car il existe une limite à la fausseté des baisses annoncées c'est le passage par Bruxelles et Berlin du projet de budget. Contraint de contenir son déficit et donc de faire parvenir son projet de Budget à Bruxelles le gouvernement ne peut pas annoncer autant de fausses baisses d'impôts que ce qu'il souhaite. Il faut impérativement que cela correspond à la baisse des déficits imposés par Bruxelles à moins de 2,7 % dès 2017. Baisses d'impôts fictives mais avec un minimum de crédibilité européenne.
Donc deuxième étape de la campagne de François Hollande : l'annonce de baisses d'impôts fictives.