Chacun sait que François Hollande est joueur et ne craint absolument rien pour tenter de se faire réélire.
C'est pourquoi il n'hésite pas à se moquer ouvertement de son électorat, à commencer par les délinquants auxquels il promet l'emprisonnement individuel pour 2025...
Reste alors le socle même de l'électorat socialiste : les enseignants.
En effet, avec les autistes de la CDT les enseignants constituent la base de l'électorat socialiste pro Hollande, les derniers sur qui Hollande peut compter pour au moins se présenter.
Seulement c'est plus dur, plus difficile de prendre les enseignants pour des cons que des trafiquants ou des voleurs. On ne peut pas leur promettre quelque chose pour 2025 non.
Pour autant on est bien obligé de leur annoncer quelque chose pour les amadouer et les retenir. Alors, bingo, le tout pour le tout, on les prend pour encore plus cons que les délinquants et on leur annonce la création de 12842 postes dans l'enseignement pour 2017 rien de moins.
Et le chiffre de 12842 n'est pas pris au hasard. En effet avec ce chiffre il permet de faire croire qu'il y aura bien eu 60.000 postes créés dans l'éducation nationale depuis 2012, 47158 postes ayant été créés depuis 2012.
Le problème c'est que les enseignants connaissent l'adage aux termes duquel "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" surtout quand elles sont emballées d'un jolie papier cadeau à savoir le projet de loi de finances pour 2017.
En effet les enseignants savent très bien que la loi de finances pour 2017 qui sera votée n'engage personne et surtout pas le futur Président de la République qui aura une majorité parlementaire et 5 ans devant lui pour revenir sur cet engagement et faire voter une loi de finances rectificatives pour 2017.
Mais au moins c'est fait. Les enseignants ont leur légende socialiste, leur promesse qui les poussera encore et toujours à voter socialiste et peu importe que ce ne soit qu'une promesse virtuelle.