Alors que rien n'est perdu pour Benoit Hamon à moins d'un mois de la présidentielle, force est de constater que si sa campagne patine c'est la faute au parti socialiste qui refuse de sanctionner les soutiens à Macron comme Gérad Collomb ou Jean-Yves le Drian.
En agissant ainsi il laisse la possibilité aux élus socialistes de base de croire qu'ils vont pouvoir soutenir Macron tout en pouvant, ensuite, faire campagne pour les législatives avec l'argent et les réseaux du parti socialiste ce qui est une véritable incitation à la désobéissance.
De plus cela montre le faible soutien du parti socialiste à celui qui, pourtant, est son candidat officiel et unique. Ce qui prive Benoit Hamon de toute chance de convaincre en dehors de l'électorat socialiste devant passer son temps à essayer de convaincre les socialistes de voter pour lui.
Si le parti socialiste ne manifeste pas de façon ferme et puissante son soutien à son candidat notamment en excluant les ralliés à Emmanuel Macron alors oui Benoit Hamon finira derrière Jean-Luc Mélenchon qui apparaitra comme le seul candidat de la gauche en ce compris de la gauche socialiste.
De la même façon en n'agissant pas contre les ralliés le Parti Socialiste donne corps à l'idée que derrière Emmanuel Macron il y a bien François Hollande et donc un "cabinet noir" à l'oeuvre contre François Fillon. Car à qui profite la campagne anti Fillon ? Surement pas à Benoit Hamon mais à Emmanuel Macron qui enregistre des ralliements de Républicains vendus comme Marie-Anne Montachamps.
Pour relancer sa campagne et rappeler à tous qui il est Benoit Hamon doit se tourner vers le Partis Socialsite et exiger de lui qu'il affrime son soutien total à sa candidature en excluant les pro Fillon. Sans ce geste c'est Jean-Luc Mélenchon qui sera eu second tour car l'hologramme Macron s'éteindra aussi vite qu'il s'est allumé dans la tête des médias.