A quelques jours de l'échéance et face à des sondages de plus en plus mauvais il est normal que Benoit Hamon dénonce l'absence de soutien du PS et notamment de ces "éléphants" dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle. Mais il faut encore qu'il s'en prenne à lui même s'il veut sauver ce qui peut l'être.
D'abord il a perdu trop de temps à négocier avec Yannick Jadot et EELV qui ne représente plus rien en terme d'électeurs et qui a fait fuir François de Rugy et les autres alliés prétendument écologistes du parti socialiste. C'est une erreur lourde qu'il traine comme un boulet et qui le plombe totalement.
Ensuite il a commis l'erreur d'épargner Jean-Luc Mélenchon alors qu'ils visent tout les deux le même électorat. Une erreur de stratégie évidente surtout si elle conduit Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle et un score de Benoit Hamon inférieur à 10 %.
On a toujours pas compris d'ailleurs à qui Benoit Hamon s'adresse. Si c'est aux socialistes dit "réformistes", libéraux, c'est peine perdue puisqu'ils conidèrent son programme comme dangereux pour le pays. Si c'est aux socialistes dit de gauche et l'électorat de gauche c'est peine perdue puisqu'il a refusé de retirer l'investiture socialiste à Myriam El Khomri symbole de la mise à mal du Code du Travail et des acquis sociaux fierté de la gauche dans son ensemble.
Donc il doit s'en prendre aussi à lui Benoit Hamon. Trop sage, trop policé face au tribun Mélenchon qui ne s'est pas privé lui de lui prendre son électorat sans état d'âme et sans prendre de gants.
Il lui reste quelques jours pour reprendre la main. Pas sur qu'il en soit capable car cela suppose alors qu'il devienne méchant, méchant contre Jean Luc Mélenchon le troisième homme de cette élection en passe de devenir premier.