L'agression dont a été l'objet NKM aujourd'hui est inadmissible et inacceptable et doit être sanctionnée comme toute violence.
Mais cela ne doit pas empêcher de se poser des questions sur le fait que cette agression vient quelques semaines après celle de Manuel Valls et qu'elle pose la question de la violence commise par les politiques sur les citoyens.
Que ce soit le 49.3 pour Manuel Valls ou le recours aux ordonnances pour la réforme du droit du travail les politiques ne cessent de recourir à la violence contre les citoyens qui n'ont aucun recours face à cette violence légale mais tout aussi dévastatrice.
Quel recours pour un citoyen face à cette violence revendiquée au sommet de l'Etat et approuvée par une minorité toute puissante au premier tour des législatives ?
Ce recours aux ordonnances est d'ailleurs de la violence gratuite et injustifiée puisqu'il est annoncé avant même que l'Assemblée soit élue donc qu'elle ait pu faire preuve d'une anormale lenteur ou de mauvaise foi.
Les inquiétudes des médias face au pouvoir du Président de la République contribue à ce climat délétère de coup d'état et d'arrivée au pouvoir d'un dictateur, de même que le projet de loi visant à pérénniser les mesures valables uniquement pendant l'état d'urgence.
L'agression de NKM est inacceptable mais elle est aussi le symbole d'une société qui n'accepte pas la prise de pouvoir de Macron et des siens et de la violence qu'ils vont utiliser contre les français pour imposer leurs réformes et leurs choix.
Attention que cette agression ne soit qu'un acte isolé et espérons que les français se mobilisent dimanche pour corriger les effets désastreux du résultat du premier tour des élections législatives sous peine que, faute de réelle opposition sociale et politique, la violence ne soit le seul recour pour toutes les victimes de la violence politique d'Emmanuel Macron et des siens.