Alors que Jean-Claude Mailly est contraint par les délégués de FO de descendre dans la rue contre les ordonnances réformant le Code du Travail Laurent Berger, lui, annonce qu'il refuse de le faire, qu'il préfère baisser son pantalon devant le gouvernement.
Pour lui les ordonnances sont signées et on ne peut plus rien faire, preuve que son incompétence n'a d'égale que sa lâcheté.
En effet les ordonnances sont signées et applicables mais elles ne sont que provisoires. Elles doivent faire l'objet en effet d'une ratification devant le Parlement, ratification qui ne débutera qu'au mois de novembre 2017.
Certes il faudrait une mobilisation plus que massive et incertaine pour que les députés embrigadés de la République En Marche amende les ordonnances à défaut de ne pas les ratifier. Mais il y a aussi le Conseil Consitutionnel qui va étudier et donner son avis sur les ordonnances et qui peut être influencé s'il y a une vraie mobilisation syndicale et populaire permettant de retoquer par exemple le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif.
Seulement pour celà il faudrait des syndicalistes, des vrais, comme en 1997. Des syndicalistes avec des "corones" et non ouvertement achetés comme Laurent Berger aujourd'hui.
Les fonctionnaires, les retraités et les demandeurs d'emploi les prochaines victimes des réformes d'Emmanuel Macron ne doivent se faire aucune illusion. Si le syndicalisme des lâches laisse la ratification des ordonnances se faire tel que alors ils devront subir sans aucun moyen de défense les décisions de Jupiter.
De même les salariés du privé se doutent bien qu'ils ne peuvent rien attendre dans les entreprises des délégués CFDT appelés à négocier les accords d'entreprise et qui sont, à l'image de leur leader, vendus et lâches.
Le seul avantage des ordonnances c'est que maintenant chacun sait à qui il a à faire.