L'ensemble de la société se préoccupe donc des violences faites aux femmes. C'est donc aujourd'hui une grande cause nationale et c'est la seule lutte qui compte aujourd'hui et tant pis pour les salariés injustement licenciés, les pauvres de plus en plus nombreux dans la rue et regardant les "victimes" de violences sexuelles se précipiter dans les magasins en ce "black friday" et pour les retraités qui se demandent ce qu'ils vont bien manger aux réveillons après la baisse des APL et la hausse annoncée de la CSG au 01er janvier 2017 et harcelés par les compagnies d'énergies qui leur font signer des contrats de longue durée sous prétexte d'économies.
Voilà des victimes qui n'intéressent personne. Non. Seules les victimes de violences sexuelles ont le droit aujourd'hui à la considération de la société car parmi ses "vitimes" il y a des riches et même des stars de cinéma qui étalent leur soi-disant traumatisme sur internet pour rappeler qu'elles existent et trouver des rôles.
Mais il faut dire que plus rien ne peut plus nous étonner dans une société privée de toute autorité morale de tout repère moral rappelant qu'il y a plus urgent à traiter que le fait d'éviter qu'une jeune femme soit sifflée en se rendant dans un magasin pour faire des achats de Noël.
Personne n'a pris le relais de Coluche ou de l'Abbé Pierre pour venir dans la rue et dans les médias dénoncés le sort réserver aux plus pauvres et aux plus modestes d'entre nous. Plus personne pour oser élever la voix et crier son indignation non. On a juste des politiciens véreux qui se vendent ouvertement au plus offrant, un Conseil Consitutionnel qui n'applique que la Déclaration des Droits des Riches et des Opulents, et des prétendues vedettes de la chanson et du cinéma qui se donnent bonnes consciences en participant au spectacle des Restos du Coeur tout en ayant conscience que c'est bon pour leur carrière.
Aujourd'hui encore des enfants vont avoir froid et faim notamment dans les camps de Rom sans que cela n'émeut personne. Des hommes et des femmes vont dormir dans leurs voitures faute d'avoir un logement. Des retraités, de plus en plus nombreux, souffrent 24h/24h des privations que leur impose le gouvernement en se demandant ce qu'ils ont pu faire pour mériter un tel traitement. De plus en plus d'hommes et de femmes se rendent malades à chercher comment boucler leur faim de mois sans qu'on leur coupe leur chauffage ou l'électricité ou de devenir expulsables.
Mais tout le monde s'en fout. Dans la France de 2017, celle d'Emmanuel Macron, on fête et on célèbre le "black friday", cet appel à la consommation de masses pour les plus riches relayé par l'ensemble des médias et des réseaux sociaux. Et, au milieu de ces millions de mails publicitaires, ces milliers d'heures de publicités et tracts publicitaires une annonce, une seule, comme quoi ce week-end c'est aussi le week end de la collecte de la banque alimentaire, collecte pour donner à manger à tous ceux que l'on ne siffle plus, que l'on ne harcèle plus, que l'on ne dérange plus les laissant souffrir et mourir en silence...
Oui ce week-end c'est "black friday". Noir comme la couleur de la détresse et du malheur que l'on constate chaque jour et que l'on oublie de dénoncer pour ne penser qu'à acheter et à celles qui sont sifflées en se rendant dans leurs magasins favoris...