Pendant que le pays a les yeux tournés vers les cheminots et leur esprit de résistance tant vanté par Emmanuel Macron au cours de l'hommage au fonctionnaire Arnaud Beltrame, un drame se joue en coulisses pour nos élus locaux.
Oui un drame car le gouvernement souhaite rendre plus transparente l'attribution des logements sociaux, attribution pourtant pierre angulaire du clientélisme politique des élus locaux et même pour nombre d'entre eux pilier de leur vie sexuelle.
Bien sur avec l'annonce de Gérald Darmanin de favoriser l'emploi des contractuels dans la fonction publique les élus vont retrouver un peu de marge de manoeuvre pour satisfaire leurs clients mais quand même. Avec l'attribution des logements sociaux c'est la clientèle des femmes seules avec enfants et donc prêtes à tout que l'on retire à nos élus locaux.
De même il leur reste le coeur même de leur clientèle et pourvoyeur de bonus financiers non négligeables à savoir les chantiers de construction. Grâce à la construction effrénée de zones commerciales péri urbaines faisant disparaitre des milliers de km2 de terres agricoles ou sauvages, la construction de pseudos centres de loisirs ou villages de vacances qui polluent de façon irrémédiable nos forêts en passant par les camps de concentration pour animaux (ferme des 1.000 vaches ou veaux et porcs) sans parler des projets inutiles et dangereux (NDDL, Bure etc.) nos élus locaux préservent leur train de vie et leurs gains financiers directs ou indirects.
Mais quand même avec la perte de l'attribution des logements sociaux c'est un pan du pouvoir de nos élus qui disparait et surtout une réserve de câlins et d'amours éphémères que nos élus vont perdre définitivement.