Pour ceux qui avaient encore un doute sur l'emploi de la menace et du chantage par l'Elysée pour couvrir Emmanuel Macron dans l'affaire Benalla le revirement d'Alain Gibelin quant à son témoignage devant la Commission des lois de l'Assemblée atteste de l'existence de ces pressions sur les témoins.
En effet, Alain gibelin est le directeur de l'ordre public à la Préfecture de police autrement dit un homme non impressionable t qui sait ce qu'il dit et qu'il fait. Hier au cours de son audition par la Commission des lois de l'Assemblée Nationale il a clairement affirmé que Mr Benalla a continué à assister à des réunions au cours de la période où il était prétendument suspendus ajoutant qu'on ne lui avait pas notifié cette prétendue suspension et donc qu'il ne pouvait pas être étonné de la présence de Mr Benalla au cours de cette période.
Donc alors qu'il n'y a aucun doute sur les déclarations de Mr Gibelin on apprend que celui-ci a écrit dès hier à la Présidente de la Commission des lois en lui expliquant qu'il revenait sur ses déclarations au motif qu'il n'aurait pas bien entendu la question, ou plutôt les questions posées et donc qu'il n'affirmait plus que Mr Benalla avait bien assister à des réunions eu cours de sa période de suspension théorique.
Comment croire à un tel mensonge quand on revoit la scène de l'audition de Mr Gibelin ? Ce n'est pas crédible. Cela l'est d'autant moins que c'est lui qui annonce que Mr Benalla a bien assisté à des réunions pendant sa période de suspension prétendue avant même que Marine Le Pen ne lui pose cette question.
Comment la Commission des lois va réagir face à cette obstrution manifeste, cette pression sur témoin qui atteste des manoeuvres de l'Elysée pour cacher la vérité ?
Va t elle porter plainte contre Mr Gibelin qui a menti sous serment ? Va t elle porter plainte pour subornation de témoin ? Ou va t elle admettre cette manoeuvre aussi illégale que grossière ?
Nous sommes bien face à une affaire d'Etat où l'on tente par tous les moyens, en ce compris illégaux, de sauver Emmanuel Macron et son exécuteur des basses oeuvres Alexandre Benalla.
Pathétique et tragique...