Edito : |
" Explosion des dépenses des ministères : faut-il en rire ou en pleurer ?"
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Christine Lagarde et Eric Woerth viennent de corriger leur prévision de croissance pour l'année 2009 à un chiffre compris entre 0,2 et 0,5 % et un déficit public de 3,1 % du PIB.
Pour expliquer ces très mauvais résultats la Ministre de l'Economie explique qu'il s'agit des conséquences de la crise financière qui, est « une crise des abus, des excès, des excès de crédit, d'endettement, de complexité, de cupidité, d'irrationalité » (AFP 06.11.2008).
Cependant la Ministre omet de préciser que le gouvernement a lui même fait preuve d'excès, de cupidité et d'irrationalité en augmentant de plus de 40 % ses frais de fonctionnement notamment par le versement de primes pour les collaborateurs des ministres (Le Monde; Nouvel Observateur).
Comment le Président de la République et le gouvernement peuvent ils justifier l'octroi de telles primes aux collaborateurs des ministères alors qu'ils n'ont de cesse de vilipender les chefs d'entreprises et banquiers qui touchent des primes de départ ou des bonus même quand les résultats ne sont pas bon ?
Comment peut on justifier la généralisation d'une rémunération des fonctionnaires au « mérite » quand l'on constate que cela abouti à une explosion des dépenses publiques pour un résultat très mauvais ?
La loi de finances rectificative et le remaniement ministériel annoncés pour début janvier vont ils amener au gouvernement des hommes et des femmes mettant en pratique une réelle baisse des dépenses publiques en commençant par la baisse des budgets de fonctionnement de leur ministère ?
Rien n'est moins sur puisque l'exemple venant d'en haut il faudrait une baisse, et non une hausse, du budget de l'Élysée pour montrer à tous que l'époque « bling bling » est révolue et qu'il est temps de se mettre réellement au travail.
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( Par gabdel le 06/11/2008
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