Edito : |
" Avant le PS implosion de l'UMP : naissance de Debout La République."
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A la veille d'une semaine décisive pour le Parti Socialiste, l'UMP est elle-même victime de divisions en son sein aboutissant à la naissance d'un nouveau parti politique : Debout La République.
En effet, la fronde menée par Mr Le Fur et les 55 députés UMP opposés au travail le dimanche ne doit pas masquer l'implosion de l'UMP qui perd Nicolas Dupont-Aignan et nombre de ses membres au profit d'un nouveau parti politique : Debout La République.
Cette scission n'est pas une surprise puisque ce parti et le prolongement du club de réflexion mené par Nicolas Dupont-Aignant au sein de l'UMP depuis plusieurs années dans le but de défendre les idées gaullistes trahies par l'UMP notamment à l'occasion du vote sur la constitution européenne. Cependant elle illustre l'un des nombreux effets pervers de la dernière réforme de nos institutions : une « présidentialisation » outrancière de notre régime politique.
En imposant le quinquennat et, surtout, la concomitance entre élection présidentielle et élections législatives, les dernières réformes de la Constitution menée par l'UMP et approuvée par le Parti Socialiste ont personnalisés à outrance notre régime politique. Compte tenu que l'élection présidentielle a lieu juste avant les élections législatives, les partis politiques ne sont plus des structures de gouvernement mais de simples appuis pour les candidats à l'élection présidentielle.
Ainsi, le centre au-travers de l'UDF à implosé pour laisser la place au Modem parti voué à la campagne présidentielle de François Bayrou, l'UMP implose pour laisser la place à Debout la République parti voué à la campagne présidentielle de Nicolas Dupont-Aignant, et le Parti Socialiste va certainement lui même imploser pour laisser la place à Désirs d'Avenir le parti voué à la campagne présidentielle de Ségolène Royale.
Du fait des réformes votées par l'UMP et le PS on assiste aujourd'hui à un bouleversement complet de notre paysage politique, les partis de gouvernement implosant les uns après les autres pour laisser la place à des partis présidentiels voués à la campagne de leurs leaders respectifs.
La question est désormais de savoir si cette évolution est une bonne ou mauvaise chose pour la démocratie.
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( Par gabdel le 24/11/2008
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