Edito : |
" Plan de relance de l'économie : de la dette publique et une incitation à emprunter et à licencier :"
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Le plan de relance de Nicolas Sarkozy repose sur cinq piliers simples : une aggravation de la dette publique de plus de 28 milliards d'euros, une prime au copinage public, une tolérance pour la destruction de l'environnement et du patrimoine historique, une incitation pour les particuliers d'emprunter, une incitation aux entreprises de licencier.
En premier lieu la France va emprunter pour 28 milliards d'euros pour financer des équipements comme des lignes TGV, le canal Seine / Nord et la liaison avec Turin. Cet effort sera bien entendu compensé par de nouvelles suppressions d'emploi dans la fonction publique et vont contribuer à la banqueroute qui menace le pays dès 2010.
En second lieu, le chef de l'Etat élu par copinage avec les plus riches décide de promouvoir le système à tous les échelons administratifs. Ainsi toute commune ou personne morale pourra contracter avec des fournisseurs pour un montant de 20.000 euros pour chaque marché, largement de quoi entretenir sa famille et son réseau de connaissances.
En troisième lieu le sacrifice de l'environnement et des monuments historiques par un assouplissement des règles de l'urbanisme. Bien loin du Grenelle de l'environnement, l'assouplissement des règles de l'urbanisme vont amplifier la destruction de notre littoral et de nos campagnes et détériorer l'environnement urbain.
En quatrième lieu une incitation des français à emprunter en pleine crise du crédit. En doublant les prêts à taux zéro et en instaurant une prime à la casse de 1000 euros le Président de la République veut inciter les particuliers à emprunter le complément pour acheter un bien immobilier ou une voiture. Le but est de fragiliser la France au moment où le monde connait une crise de confiance et du crédit pour la mettre au niveau de l'Espagne ou de la Grande Bretagne.
En cinquième lieu une incitation aux entreprises de se restructurer. En annonçant l'exonération des charges sociales pour toute embauche dans les entreprises de moins de 10 salariés en 2009 et en menaçant les grandes entreprises de contrôle le Président pense agir en faveur de l'emploi alors qu'à l'inverse il incite les entreprises à se séparer du maximum de salariés avant la fin de l'année.
Pour les entreprises de moins de 10 salariés il faut qu'elle se sépare du maximum de personnel avant le 01 janvier pour pouvoir bénéficier de l'exonération de charges patronales pour toute embauche réalisés en 2009. La technique est simple: je conclu avec mon personnel une rupture conventionnelle du contrat de travail avant la fin de l'année, puis dès la loi sur l'exonération de charges adoptée je ré-embauche mon personnel avec exonération de charges patronales.
Enfin, véritable fléau pour les demandeurs d'emploi et salariés, la prime de 200 euros promises aux titulaires du RSA donne des arguments à tous les directeurs de ressources humaines pour peaufiner leurs plans sociaux : convention de rupture amiable avec aide pour l'ex salarié (ou demandeur d'emploi) de lancer sa boite par le statut auto-entrepreneur tout en lui permettant de toucher le RSA en ce compris la prime de 200 euros.
Bref, fidèle à sa personnalité le Président de la République ne revient pas sur sa politique désastreuse mais appui sur l'accélérateur pour emmener « l'Union des Moutons de Panurge » et le pays droit dans le mur dès 2010. |
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( Par gabdel le 04/12/2008
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