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Edito :

" Le contrôle des licenciements économiques : une vaste rigolade."

Benoît Hamon au nom du Parti Socialiste réclame la possibilité de contrôler les licenciements économiques pour éviter les licenciements « boursiers », c'est-à-dire fondés uniquement sur la volonté de donner des dividendes aux actionnaires malgré la baisse d'activité et du résultat de l'entreprise.

Sans hésiter, le nouveau porte parole du Parti Socialiste évoque la possibilité pour les salariés de ne pas accepter les plans sociaux voir de les contester en justice en faisant comme si la loi de modernisation sociale n'avait pas été promulguée.

En effet, la loi de modernisation du marché du travail en date du 25 juin 2008 a légalisé la rupture conventionnelle du contrat de travail et permis ainsi à la grande majorité des plans sociaux actuels de reposer sur des départs volontaires et non sur des licenciements.

Dès lors, sur quelles bases des salariés ou des syndicats pourraient ils contester des plans sociaux ne prévoyant pas ou peu de licenciements mais des départs volontaires ?

Comment le leader du Parti Socialiste pourra dire aux signataires de l'accord qui a servi de base à cette loi (CFDT, FO, CFTC, CGC...) qu'ils ont eu tort d'adopter ce dispositif de départs volontaires ?

Mr Hamon désolé de vous dire que les entreprises qui ont de l'argent ne réalisent pas des licenciements mais négocient et rédigent des conventions de départ volontaire. Les entreprises qui procèdent à des licenciements sont celles qui sont réellement en difficultés et n'ont pas les moyens de financer le départ de leurs collaborateurs.

Pour être crédible le Parti Socialiste doit s'adapter aux réformes réalisées depuis l'élection de Nicolas Sarkozy avec la collaboration des syndicats voir de certains membres du parti comme Jack Lang.

Aussi rétablir l'autorisation administrative de licenciement ne servirait à rien si ce n'est accélérer la chute de nombreuses TPE et PME fragilisées par la crise que traverse notre pays.

En revanche, faire corps avec le corps social et les syndicats piqués par l'échec des prudhommales pour s'opposer aux réformes dévastatrices voulues par le gouvernement serait déjà une avancée majeure dans notre pays et un retour à la démocratie.
 

 

( Par gabdel le 09/12/2008 )

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