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Edito :

" « Et toi tu proposes quoi ? »"

Face à l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy et l'absurdité de nombreuses réformes passées et à venir, la réponse des partisans du Président de la République est toujours la même : « Et toi tu proposes quoi ? ».

Par cette réponse les aficionados de l'UMP entendent profiter le plus longtemps possible des divisions du parti socialiste et de la complicité de fait des syndicats pour faire passer les réformes voulues par le gouvernement.

Aussi pour répondre collectivement à ces défenseurs de la pensée et de l'action elyséenne faisons quelques propositions pour lancer le débat.


1)Une véritable action contre l'aggravation des déficits :

L'une des caractéristiques essentielles de la France est sa tendance à toujours être en déficit : déficit budgétaire, déficit du commerce extérieur, déficit de la sécurité sociale etc...
Il faut donc agir pour résoudre ces déficits en agissant autant sur les dépenses que sur les recettes.

En ce qui concerne les dépenses il faut une véritable politique de réduction des couts de fonctionnement qui commence par le sommet c'est-à-dire l'Elysée, la Parlement et le gouvernement.
Il faut donc tout de suite faire adopter dans le collectif budgétaire le principe d'une baisse de 10 % du budget de l'Elysée, de chaque ministère, de l'Assemblée Nationale et du Sénat avec l'indication de l'extension de cette mesure à l'ensemble des préfectures et consulats pour 2009.

En ce qui concerne les recettes il est urgent de rétablir des impositions abandonnées pour éviter qu'après 2010, 2012 puis désormais 2014 le retour à l'équilibre budgétaire soit programmé pour la « saint glinglin ».

Aussi il est impératif de porter le bouclier fiscal dès maintenant à 55 % et de rétablir en partie les droits de succession supprimés pour trouver de nouvelles recettes et donc de nouvelles marges de manoeuvres notamment pour financer sans emprunter les grands travaux publics annoncés pour éviter l'aggravation de la récession économique.

La réduction de l'exonération des charges sur les heures supplémentaires dans le but de financer les mesures de chômages partiels et permettre une réduction des charges salariales et patronales de 1 à 2 % sur les assurances chômages pour l'ensemble des salaires.

L'adoption d'une véritable stratégie à l'international pour aider les entreprises à exporter en cessant de réaliser des nominations de complaisances ou de copinages dans les instances internationales pour nommer de véritables experts dotés d'une stratégie et d'une ligne de conduite fixée au sommet de l'Etat.


2)La suspension voir le retrait de réformes absurdes et contre-productives :

En premier lieu il faut cesser la politique de suppression de postes systématiques dans la fonction publique qui n'a pour but que de conforter dans leurs fantasmes tous ceux qui pensent que les fonctionnaires « ne foutent rien et sont trop payés ».

Non seulement cette politique coute plus qu'elle ne rapporte au budget de l'Etat mais elle n'apporte aucun avantage aux entreprises. A l'inverse, négocier avec les syndicats pour que les services publics et administrations soient ouverts au public jusque 22 heures et toute la journée les samedis pourraient être un plus considérable pour les particuliers mais aussi pour les entreprises.

En second lieu il faut abandonner la réforme de l'audiovisuelle qui va aboutir à des taxes supplémentaires et une augmentation de la redevance par indexation sur l'inflation.C'est une réforme inutile et insensée dans une phase où il est nécessaire de trouver des ressources pour combler les déficits. La publicité est un manque à gagner que l'Etat ne peut abandonner sans aggraver le cout du service public de l'audiovisuel et donc des dépenses de l'Etat.


3)Une nouvelle politique européenne:

La politique européenne française relève du masochisme puisqu'elle s'ingénie à être le moteur de dispositions européennes qui se retournent contre elle et ses intérêts.

Ainsi, la condamnation de la France à une amende de 10 millions d'euros pour le retard pris dans la transposition en droit français de la directive européenne relative aux OGM.

Pourtant la France continue à perdre son temps à porter à bout de bras des projets de traités qui n'interresent pas les populations au lieu de défendre ses intérêts.
Après l'échec de la Constitution Européenne, Nicolas Sarkozy remue« ciel et terre «  pour faire adopter son Traité de Lisbonne mais n'obtient pas , en contrepartie la possibilité de réduire la TVA sur certains secteurs comme la restauration.

A l'image de la Grande Bretagne qui n'hésite pas à baisser sa TVA de 2 %, la France devrait baisser d'office sa TVA sur la restauration dans le cadre de son plan de relance de l'économie et de faire comprendre aux européens que c'est le minimum qu'ils puissent consentir pour que la France continue à être le moteur d'une construction européenne qui profite à tous.


Mauvaises, ridicules, idiotes, irréalisables.... Peu importe. Ses propositions ont le mérite d'exister et d'ouvrir le débat en passant outre la rituelle question : « Et toi tu proposes quoi  ? »

 

 

( Par gabdel le 10/12/2008 )

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