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Edito :

" Réforme de l'assurance-chômage : la « flexisécurité » sacrifiée sur l'autel de la baisse des cotisations chômages:"

Les syndicats salariés ont signé et validé un accord ayant abouti à la loi de modernisation du marché du travail favorable aux employeurs et à la libéralisation du marché du travail.
Grâce à cette loi, un employeur peut plus facilement se séparer d'un de ses salariés en raison de l'allongement de la période d'essai et surtout de la légalisation de la rupture conventionnelle du contrat de travail.

En contre-partie de ces concessions majeures, qui fragilisent l'ensemble des salariés, il devait y avoir une amélioration de la prise en charge des personnes privés d'emploi dans le but de construire un système de « flexisécurité » dans lequel les personnes involontairement privés d'emploi perdraient le moins possible de leur rémunération pour favoriser leur retour à l'emploi.

Cette amélioration de la prise en charge des demandeurs d'emploi était d'autant plus importante qu'elle justifie également la mise en place d'un régime d'exclusion drastique pour tous les demandeurs d'emploi refusant deux offres d'emploi raisonnables et appliqué par le Pôle emploi , hybride issue de la fusion entre l'ANPE et le ASSEDIC, dans lequel siège les syndicats.

A l'arrivée, et conformément à une ligne de conduite inaugurée par la CFDT sur le sujet des retraites, le nouvel accord ne met pas du tout en avant une amélioration de la prise en charge des demandeurs d'emploi mais privilégie une baisse des cotisations patronales d'assurance chômage de 0,4 % à compter du 01 juillet 2009.

Cette démarche est logique du coté patronal puisque cette baisse va venir compenser la hausse des cotisations retraites imposées par les réformes successives des retraites faites en accord avec les syndicats. De même, cette démarche va permettre au gouvernement de faire « porter le chapeau «  aux organisations syndicales sur le fait que la « flexisécurité » à la française promise par Nicolas Sarkozy et François Fillon ne peut pas exister en France puisque ce sont les syndicats de salarié qui refusent d'améliorer la prise en charge des salariés privés d'emploi en privilégiant la baisse des cotisations patronales.

En revanche, quels arguments ont les syndicats de salariés pour justifier la conclusion d'un accord qui est défavorable aux salariés ?
L'aumône faite au jeune travailleur de 300 euros par mois soit une somme inférieure à la gratification due pour un stage et ne permettant pas de payer un loyer ?
Une réduction de la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit aux allocations entièrement compensée par une baisse de la durée d'indemnisation ?

Les syndicats sont seuls juges de leurs actes et de leurs résultats. Cependant à l'image des dernières élections prudhommales les salariés ne croient plus que ceux-ci les représentent et les défendent.
Au regard de l'action des syndicats depuis plusieurs années on ne peut que comprendre et partager cette conviction.
 

 

( Par gabdel le 24/12/2008 )

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