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Edito :

" Pour la réforme de notre système juridique - une page de mon journal."



Dimanche 22 avril 2007.
Aimons-nous les uns les autres.

Ce n'est pas notre système judiciaire qu'il faut remettre en cause mais notre système juridique ! Lâchons la grappe aux juges car dans leur majorité, ce sont des gens merveilleux... (Luc 18,1-8)

Nemo censitur ignorare legem. Nul n'est censé ignorer la loi ! C'est ce qu'en droit on appelle une présomption irréfragable. C'est une proposition dont la preuve du contraire ne peut juridiquement être établie ! Cette organisation nous est indispensable, bien que nous ne connaissions pas tous la loi par coeur, car c'est à partir de cette présomption que nous sommes tous tenus par le droit. C'est elle qui lui donne concrètement du sens. Car même si notre connaissance de celui-ci n'est pas complète, ce postulat nous oblige à faire l'effort sinon de la connaître (la loi), au moins de la comprendre, afin de faire preuve d'un minimum d'autodiscpilne dans la société. En quelque sorte, cet axiome met juridiquement chacun devant sa conscience.

En gros, lors d'un jugement, le juge ne cherche pas à punir le coupable, mais plutôt à circonscrire le plus précisément que possible le champ de ses responsabilités dans les faits qui lui sont reprochés. Le but de la sentence n'est alors pas de châtier le coupable à la hauteur des crimes qu'il a commis (c'est pas oeil pour oeil, dent pour dent), mais de maintenir l'ordre dans la société en lui signifiant publiquement ses responsabilités et ses manquements vis-à-vis de cette société ! Afin qu'il en ait honte.

Entre le moment où elle nous aura montré le chemin pour la première fois et celui ou elle nous contraindra réellement à le suivre, la conscience sera la seule loi qui fera le lien juridique temporel. Car nous sommes libres. Et puis aussi parce qu'il ne pourrait se trouver un juge derrière chaque citoyen dans la présente réalité. Sinon, pourquoi le système judiciaire s'encombrerait-il de la présomption d'innocence ?!!

Le bon jugement n'est donc pas celui qui punit sévèrement pour l'exemple (le système judiciaire, ça ne sert pas à gouverner !), mais celui dont la critique est suffisamment juste pour que le coupable porte le poids de ses actes sur sa propre conscience ! Il ne doit pas être dur pour corriger, mais juste pour la même raison. c'est ça pardonner ! Non oublier, mais comprendre l'erreur. La clef du système est alors la prescription ! C'est-à-dire le travail du temps sur note conscience ! Ainsi, il est inutile de maintenir un individu en détention à partir du moment où il a reconnu sa culpabilité et a pris conscience de la portée de ses actes, c'est-à-dire dès lors qu'au bout d'un certain temps l'ordre est revenu dans la société et que le coupable ne risque plus de récidiver ! On admet alors que le temps a réparé les choses et que l'affaire peut être classée !

Oui, la justice des hommes est imparfaite. Toutefois, la voie judiciaire n'est que la solution de dernier recours. c'est le dernier rempart, le dernier geste pour maintenir l'ordre dans la société. Il existe pourtant une façon beaucoup plus pacifique de maintenir cet ordre ! Car la loi n'a rien de sadique dans son essence. C'est en amont qu'il faut serrer les boulons !

Ce n'est ni aux juges (par la jurisprudence), ni aux multinationales, ni d'ailleurs aux médias, aux partis politiques, ou à quelqu'autre groupe de défense d'intérêts particuliers (fût-il une élite) que revient la tâche de dire le droit, mais à la République indivisble, au peuple dans sa version intégrale, en exprimant par des procédés équitables une véritable direction nationale (cf. démocratie séquentielle) ! Dès lors, il lui suffira de suivre la direction qu'il se sera lui-même choisi, sans que la loi ne soit contrainte de l'y contraindre ! En somme, pour que la loi ne soit plus forcée de nous forcer, il suffit qu'elle nous montre le bon chemin... Et donc qu'on le choisisse bien !

Ce que je veux dire c'est que, si notre système judiciaire craque, ce n'est pas parce qu'il n'est pas bon, mais parce qu'il est mal employé. Mal entretenu ! Donc la crasse bouchonne dans les tuyaux et ça déborde ! Un juge, c'est indépendant, ou ce n'est pas un juge ! Par définition. Le problème de la justice aujourd'hui ne tient pas à ses règles, ou même à ses organes, mais à son emploi par notre société ! Le système est engorgé, nécessairement il sature ! Cependant, si le travail législatif était correctement réalisé, il n'y aurait aucune raison pour que nos prisons soient aussi surchargées !...

Si le législateur prenait véritablement le temps d'écouter les attentes profondes du peuple qui l'élit, il n'y aurait aucune raison pour qu'on se déteste autant les uns les autres !

 

 

( Par konfu6us le 16/01/2009 )

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