Edito : |
" La République des « minis »"
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L'actualité politique montre tous les jours et de plus en plus l'absolutisme du pouvoir du Président, comparé par certains à Napoléon et par lui-même à Louis 16. Il reste à qualifier les tenants du pouvoir législatif et du parti majoritaire pour donner aux générations futures l'image exacte de la situation actuelle.
A ce titre, l'UMP et la majorité parlementaire qui comprend les « Nouveaux Centristes » sont tout simplement des acteurs insignifiants ne donnant lieu qu'à de « minis » aménagements de la volonté présidentielle.
Ainsi, alors que la survenance de la crise économique aurait commandé un changement de Premier Ministre et de gouvernement pour montrer aux citoyens le sérieux avec lequel la majorité allait gérer cette crise, le Président de la République n'a procédé qu'à un « mini » remaniement sans changer de Premier Ministre, montrant ainsi qu'il était le seul décisionnaire et que tout changement de politique ne pouvait venir que de lui.
Le sommet du ridicule vient bien entendu du débat sur la loi de l'audiovisuelle et le « terrible affront » fait par les sénateurs de modifier une disposition d'un texte déjà appliqué par la seule volonté présidentielle. Même les assemblées les plus soumises de notre histoire constitutionnelle avaient plus de poids et de caractère que cette chambre d'enregistrement qu'est notre Parlement actuel.
Nos députés et sénateurs devraient comprendre que pour l'Histoire et face à la toute puissance du Président de la République ils vont passer à la postérité comme des « petits » soumis et sans envergures. Tous ceux qui n'ont eu de cesse de demander à François Mitterrand l'importance de la place qu'il occuperait dans l'Histoire devraient s'interroger sur l'image qu'ils donnent et vont laisser à leurs enfants qui hériteront de la France soumise et décérébrée qu'ils sont en train de créer actuellement.
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( Par gabdel le 17/01/2009
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