Edito : |
" Dépassé par la crise économique Nicolas Sarkozy s'en prend à la famille pour occuper les esprits."
|
|
Totalement dépassé par la crise économique et par crainte d'une mobilisation importante le 19 mars 2009, Nicolas Sarkozy décide de détourner l'attention des citoyens en présentant dans l'urgence et sans véritables raisons d'être des réformes relatives à la famille.
Tout d'abord il demande la préparation d'un projet de loi relatif au statut de « beau-parent » pour tenir compte de la réalité d'aujourd'hui constituée de familles recomposées. En fait le Président de la République transfert ses problèmes et ses préoccupations sur l'ensemble de la société car s'il existe des familles recomposées, tout le monde n'est pas comme Nicolas Sarkozy et donc concerné par ce statut.
Ce qui est clair c'est que sous prétexte de faciliter la vie à quelques uns on va encore accroitre les difficultés relatives aux séparations et dramatiser d'avantage les décisions relatives aux enfants. En effet, en cas de séparation les problèmes se cristallisent autour des enfant que l'on ne peut partager. Ainsi la séparation est perçue par beaucoup comme le risque de perdre ses enfants et de les voir élever par d'autres sous prétexte qu'ils entretiennent une relation avec la mère ou le père des enfants. Cette crainte d'être privée de la possibilité d'élever ses enfants et surtout forte chez les hommes et se traduit par deux comportements opposés : l'accaparement pouvant aller jusqu'au kidnapping des enfants pour qu'ils ne voient plus leur mère ou alors l'abandon pur et simple, le père renonçant à des enfants qui ne sont plus les siens.
Ainsi on va donner corps, matérialiser juridiquement les peurs et craintes des personnes sur le pont de se séparer avec, bien entendu, aucuns moyens financiers pour développer un véritable réseau de soutien psychologique et de médiation familiale pour éviter les drames et les souffrances. Mais il en est ainsi, pour faire oublier la crise aux français autant lancer un débat qui, en améliorant le confort de quelques uns plongera beaucoup d'autres dans la détresse et le désespoir.
Ensuite, et comme le laisser entrevoir l'attitude de Rachida Dati, le chef de l'Etat décide directement de s'en prendre au statut de la femme enceinte en demandant un raccourcissement du congé parental , celui-ci étant, selon lui, plus subit que voulu par les femmes.
Etrange raisonnement qui consiste à considérer qu'une femme acceptant de travailler des heures supplémentaires ou le dimanche le fait de façon totalement libre et dégagée de toutes considérations matérielles et que celle qui décide de prendre un congé parental d'un an pour élever son enfant le fait par contrainte économique.
En réalité le Président de la République tire les conséquences des exonérations de charges et de la baisse de rentrées des cotisations liée aux licenciements pour annoncer une baisse des prestations familiales. Evitée de peu au moment de la refonte de l'allocation de rentrée scolaire, la remise en cause des prestations familiales est inévitable tant les exonérations de charges et les pertes de cotisations liées aux licenciements empêchent la poursuite de la politique familiale actuelle.
Bien entendu annoncer une remise en cause du congé parental à la veille de rencontrer les syndicats le 18 février n'est pas neutre. Le chef de l'Etat souhaite leur faire comprendre que quoi qu'ils disent le 18 février c'est lui et lui seul qui décidera par le biais de députés UMP dont le rôle consiste dans la simple et pure approbation de la parole présidentielle.
Nombreux sont ceux qui ont fait semblant de croire que le chef de l'Etat ne souhaitait pas s'en prendre aux acquis sociaux mais simplement moderniser ceux-ci vont comprendre, parfois dans la douleur, qu'ils se sont trompés. |
|
( Par gabdel le 13/02/2009
) |
|
|
|
|
|