Votre pseudo :

> anonyme

 

Edito :

" Laurent Wauquiez ou les paradoxes de l'UMP en matière d'emploi :"

Laurent Wauquiez est l'illustration même des paradoxes et contradictions de l'UMP dans le domaine de l'emploi, et plus précisément de la préservation de ceux-ci.

A l'origine l'UMP est un parti qui revendique, en écho du MEDEF, qu'il faut simplifier les règles relatives au licenciement dans le but d'inciter les entreprises à embaucher. En effet, pour ce parti ce qui empêche les entreprises d'embaucher c'est bien la difficulté de licencier et la crainte des prudhommes et pas le niveau de leurs commandes.

Aussi, sous l'ère précédente, le gouvernement UMP avait-il créé le Contrat Nouvelle Embauche qui permettait à un employeur de licencier un salarié pendant deux ans à compter de son embauche et ce sans avoir à donner de motif.

Condamné tant sur le plan national qu'international, le CNE fut supprimé au profit d'une légalisation de la rupture conventionnelle du contrat de travail qui permet à une entreprise de proposer à un salarié, sans motif et quelque soit son ancienneté, de quitter l'entreprise contre remise d'une somme d'argent.

Monsieur Wauquiez est donc, avec l'UMP et le gouvernement actuel l'un des artisans de la politique de rupture facile du contrat de travail revendiquée par le MEDEF.

La phantasme de l'entreprise refusant d'embaucher par crainte de devoir licencier a fait long feu avec la crise et la nécessité pour les entreprises de rassurer leurs actionnaires par des mesures économiques dont des suppressions d'emplois. C'est ainsi que grâce à la réforme de Mr Wauquiez, les plans sociaux avec départs volontaires se multiplient au point d'entrainer une augmentation de plus de 90.000 le nombre de demandeurs d'emplois en janvier 2009.

Ce chiffre est tellement mauvais qu'une simple projection sur 12 mois amène une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi à plus d'un million et le Président de l'Unédic vient de nouveau de sonner le signal d'alarme face à une « augmentation brutale » des inscriptions au Pôle Emploi.

Face à cette perspective Laurent Wauquiez annonce publiquement qu'il souhaite protéger 200.000 à 300.000 emplois aux fins que l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi ne dépassent pas les 300.000 pour l'année 2009 comme annoncée par le gouvernement.

Seulement, ayant préalablement faciliter les procédures de licenciement, le gouvernement est condamné à mener une politique dispendieuse pour protéger les emplois et ainsi creuser d'avantage des déficits : exonération totale des charges sociales pour les embauches dans les TPE, prise en charge supplémentaire au titre du chômage partiel, fonds d'action social en faveur du reclassement des personnes licenciées...

Le problème est que cette politique outre d'être catastrophique pour les dépenses publiques est vouée à l'échec car le ministre en charge de celle-ci étant l'égérie des partisans des ruptures faciles des contrats de travail il n'est pas crédible pour demander des maintiens d'emploi, de plus il ne peut pas s'opposer aux départs volontaires et aux non remplacement des départs en retraite car l'Etat mets lui même en place ces mesures dans sa fonction publique.

Le paradoxe de l'UMP consiste donc à demander aux entreprises de ne pas utiliser les outils qu'elle mis à leur disposition pour supprimer des emplois au nom de la morale et du civisme notion qui n'ont guère leur place dans le domaine économique et libéral.
La meilleure preuve en est qu'au moment où Laurent Wauquiez fait ses déclarations, le groupe Total, qui a réalisé un chiffre d'affaires et un bénéfice record en 2008, annonce la suppression de 306 emplois en France pour la seule branche pétrochimique et d'un plan identique de 200 à 300 postes dans la branche raffinage. Mais comme le gouvernement avec la fonction publique il n'y a pas de licenciements, il y a départs en retraite non remplacé, départs et mutations volontaires, départ en pré-retraite avec l'argent des contribuables.

Contrairement aux autres (Mme Lagarde er Mr Trichet) le Directeur Général du FMI, Dominique Strauss-Kahn annonce que la reprise pour 2010 est menacée . S'il a raison et que le gouvernement continue sa politique nous aurons 4 millions de demandeurs d'emplois en 2011...

Quand on donne des armes aux entreprises, il ne faut pas s'étonner qu'ils s'en servent Monsieur le Secrétaire d'Etat à l'emploi.
 

 

( Par gabdel le 11/03/2009 )

Ecrire votre commentaire:

vous n' êtes pas identifié !

Nous acceptons: la polémique ,la mauvaise fois, l' humour, l'ironie, le débat, l' humeur...
Nous refusons: l' insulte, la grossierté, la diffamation, et tout ce qui touche à l' éthique.

Notre modérateur se réserve le droit de supprimer les commentaires ne correspondant pas aux critères