Edito : |
" François Fillon soutien Total et montre le vrai visage du gouvernement et de l'UMP favorables aux suppressions d'emplois :"
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Alors que Laurent Wauquiez tente de faire croire que le gouvernement se bat pour préserver des emplois en dénonçant, par exemple, l'annonce de suppressions d'emploi chez Total, François Fillon quant à lui montre la réalité de la politique du gouvernement qui consiste à encourager les suppressions d'emploi dans les entreprises françaises pour dénoncer celles réalisées par les sociétés étrangères.
En effet, François Fillon apporte son soutien à Total qui, selon lui est une des plus belles entreprises du pays. Qu'il est normal et sain de supprimer des emplois pour investir dès lors qu'à terme cela créé plus d'emploi que cela n'en supprime en France et à condition qu'il n'y est pas de licenciement en France.
Cette logique démontre deux choses : d'abord ce qui est bon pour les entreprises françaises ne l'est pas pour les entreprises européennes et notamment allemande. En effet, Continental tente de limiter le nombre de suppressions d'emplois dans son pays qu'est l'Allemagne et de ce fait ferme totalement l'une de ses usines en France. Cette fois, de Xavier Bertrand à Christine Lagarde tout l'UMP fait semblant d'être scandalisée par cette mesure jusqu'à Nicolas Sarkozy lui même intervenu sur ce sujet au cours du Conseil des Ministres franco-allemand.
Sur ce sujet Angela Merkel a répondu qu'elle allait parler de la question avec les dirigeants de Continental mais qu'il na fallait pas perdre de vue qu'il y avait aussi des suppressions d'emploi en Allemagne par Continental.
Autrement dit, chaque gouvernement soutien les entreprise qui font des économies et des investissements dans leur pays à condition qu'il n'y ait pas de licenciements chez eux mais dans les autres pays.
Ce faisant, on comprend mieux comment la crise actuelle, mondialisée se propage dans l'économie réelle et pourquoi les gouvernements ont une part de responsabilité dans la propagation de cette crise : en encourageant et en soutenant leur économie par des plans de relance en contrepartie de suppressions d'emplois sans licenciement dans leur pays chaque pays génère et encourage les fermetures et licenciements dans les autres pays.
Compte tenu que Christine Lagarde vient de se vanter que la France était le deuxième pays européen en terme d'investissements étrangers, que grâce à une politique salariale de « tiersmondisation » il était devenu aussi rentable d'investir en France qu'en Pologne ou en Roumanie, ce sont 32.000 emplois qui ont été créé par les investisseurs étrangers en 2008. Dès lors, avec la politique des plans de relance qui encourage aux licenciement dans les autres pays que ceux dont sont originaires les entreprises, la France va récolter les fruits de ces mesures comme c'est le cas avec Sony, Continental, Texas Instrument ….
Ensuite cela démontre que le gouvernement actuel n'est pas opposé aux suppressions d'emploi, qu'au contraire il encourage ceux-ci souhaitant simplement limiter les licenciements. Mais il ne peut en être autrement puisque l'Etat est engagé dans un plan social géant depuis quelques années avec la suppression de plus de 20.000 postes par an. Que cette politique va être renforcée et étendue aux collectivités territoriales et entreprises et services publics, comme France Télévisions qui annonce des suppressions de postes sous forme de départs volontaires.
L'affaire des suppressions d'emploi a le mérite de faire tomber le masque prétendument social du gouvernement pour laisser transparaitre son vrai visage d'acteur privilégié et de moteur de la crise économique. Seule une mobilisation massive, dure et de longue durée à compter du 19 mars peut limiter les effets pervers de cette politique comme cela a réussi en Guadeloupe et pour les enseignants chercheurs. |
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( Par gabdel le 14/03/2009
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