Edito : |
" Qu'est-ce que la démocratie séquentielle ?"
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En un mot, c'est une nouvelle façon d'envisager la politique. Un nouveau système. Le système partisan tel que nous le pratiquons encore aujourd'hui est une double impasse. C'est à la fois un cul-de-sac pour l'élu qui, n'ayant plus de crédibilité politique naturelle propre doit s'en acheter une, condamnant son parti à jouer un rôle principalement, voir exclusivement financier, et se condamnant lui-même à s'enfermer idéologiquement dans un parti plutôt que de s'y émanciper, mais aussi pour l'électeur, car la seule action dont son bulletin de vote lui donne le moyen réel face au poids médiatique de la puissance de l'argent, c'est faire semblant d'agir. En clair, pire que de ne nous servir à rien en ne jouant pas leur rôle d'intermédiaire politique entre le peuple et ses élites, les partis servent aujourd'hui à couillonner le peuple en lui apprenant à jouer à jouer son propre rôle, comme s'il ne pouvait pas simplement être lui-même, et en obligeant ses élus à cautionner ce jeu malsain, ou à rester invisible dans le vide positif d'un flot médiatique constant. C'est-à-dire que ce sont les partis politiques qui donnent la parole à nos élus, mais que c'est l'argent, et non plus les idées qui font chanter les partis politiques. Cet état de fait n'est pas une fatalité. La démocratie séquentielle se propose d'ouvrir une nouvelle voie, à double sens cette fois.
Concrètement, il s'agit pour le peuple de déterminer lui-même, chaque année, et pour chaque type de scrutin, si oui ou non il veut déclencher une élection, et pour l'élu d'en tirer directement les conséquences. Ce n'est pas de la démocratie directe, mais une direction démocratiquement assistée de la cité. Par exemple, si on prend une municipale (ou la présidentielle... ça marche pour tous les scrutins !), tous les ans, on vote !!! Mais pas pour élire quelqu'un ! Simplement pour dire si oui ou non on souhaite déclencher une élection. Si on veut changer d'administrateur ou pas ! Il n'y a qu'un candidat à la fois, l'élu en place, et trois possibilités d'expression : La confirmation de l'élu dans sa fonction (si y dous di y dous !), l'abstention, qui a valeur de confirmation passive, ou le vote blanc ! En cas de majorité absolue du vote blanc, on déclenche une élection à proprement parler ! C'est-à-dire que cette fois, tous les candidats reviennent et on s'explique.
Le but est que ni le peuple, ni les élus n'aient plus besoin d'attendre 4 ou 5 ans entre deux arguments, afin de clarifier le débat social qui a tendance à se diluer dans la prescription du temps qui passe. Nous ne voulons pas d'une parole politique permanente. Ce que nous voulons, c'est simplement être écoutés les uns par les autres lorsque nous nous exprimons. Ainsi, plutôt que d'avoir une parole populaire théoriquement constante mais concrètement inexistante, je propose que nous prenions réellement la parole par séquence, c'est-à-dire ponctuellement lorsque nous avons quelque chose à dire, afin que le reste du temps nos élus aient un maximum de légitimité dans notre représentation et qu'ils n'aient plus à quémander nos bulletins. D'où le générique de démocratie séquentielle (ou plébiscitaire). Il s'agit donc de fertiliser notre bulletin de vote !
La démocratie représentative ne nous représente plus. Au XXI° siècle, nous devons passer à la vitesse supérieure. Le peuple doit ni plus ni moins apprendre à s'impliquer dans la gestion de sa cité, ou renoncer à la démocratie. Il n'y a pas d'autre alternative. Cette nouvelle méthode que représente la démocratie séquentielle n'est pas anecdotique. Elle a été conçue et réglée en personne par un horloger de renom... Je n'en suis que l'humble serviteur. Le témoin.
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( Par konfu6us le 20/03/2009
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