Edito : |
" Licenciement Hadopi / TF1 : la démonstration de « Big Brother »"
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Avec le licenciement du cadre de TF1 pour avoir exprimer par mail sa position contraire à la loi HADOPI, on a un exemple de ce que va être le « Big Brother » mis en place par la loi HADOPI.
Les faits sont les suivants : un citoyen français exprime par mail à son député son opposition à un projet de loi en discussion à l'Assemblée Nationale, dans le but de convaincre celle qui le représente au Parlement de modifier ce texte, en l'espèce le projet de loi création et internet dit Hadopi. La député transfert alors le mail de cet électeur au Ministère de la Culture. Le Ministère s'apercevant qu'il s'agit d'un cadre travaillant pour TF1 saisit son employeur et ce citoyen français est donc licencié pour « divergence d'opinion politique avec le gouvernement ».
Au delà de la démonstration de la soumission totale de l'audiovisuelle privée grâce au CSA, autorité administrative en charge de l'audiovisuel, on découvre le futur schéma mis en place par la loi création et internet :
La loi création et internet créé une Haute Autorité chargée de sanctionner les internautes présumés coupables de téléchargement d'œuvres musicales et/ou cinématographique par internet soit par le biais de sites web ou peer2peer, soit par transmission par voie de courrier électronique par le biais de délation et dénonciation et sur la seule identification par l'adresse IP donnée par le fournisseur d'accès.
Pour qu'une personne dénoncée et présumée coupable de téléchargement puisse échappée à la suspension de son accès à internet, elle va devoir installer un logiciel espion qui va contrôler toute ses connexions mais aussi ses mails et transmettre le résultat à la Haute Autorité qui pourra ainsi le transmettre à l'employeur, le conjoint voir le parti politique auquel appartient le présumé pirate.
Grâce au logiciel espion dont la loi est sur le point de faire la seule façon d'échapper à la suspension de votre abonnement à internet, l'Etat mets en place un « Big Brother » capable d'intercepter et transmettre toute pensée contraire à la volonté des pouvoirs publics.
Si demain un élu UMP dont les enfants ont téléchargé quelques films ou musiques installe en toute bonne foi le logiciel espion destiné à espionner ses connexions et mail devra faire très attention à ce qu'il écrit dans ses courriers électroniques ceux-ci pouvant être transmis à son parti, voir à des journalistes proche des employés de la Haute Autorité qui recevra l'ensemble des informations.
Plutôt que de voter par simple discipline de parti, les élus UMP devraient quand même ce demander pourquoi les élus européens, en ce compris les membres du PPE sont opposés à ce système et si leur vote ne va pas sonner le glas de la liberté d'expression et de correspondance pilier fondamentale de la liberté individuelle et du respect de l'homme.
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( Par gabdel le 11/05/2009
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