Edito : |
" Elections européennes : le Parti Socialiste et le Modem doivent réapprendre à gagner "
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Nul ne peut contester aujourd'hui que l'UMP est le premier parti de France et une formidable machine à gagner. A l'inverse, tant le Parti Socialiste que le Modem n'ont toujours pas intégrer les recettes indispensables en politique pour gagner les élections.
En premier lieu ils doivent réapprendre à mentir. Nicolas Sarkozy n'hésite pas à clamer haut et fort qu'il est contre l'entrée de la Turquie en Europe alors qu'il fait progresser les négociations en vue de l'adhésion de celle-ci. De leurs côtés, les socialistes et centristes du modem affirment qu'ils ne sont pas opposés à cette entrée dès lors que la Turquie se conforme aux points de convergences prévues par les négociations. Compte tenu que la décision n'appartiendra pas seulement à la France et ne se posera que dans plusieurs années ils auraient du eux aussi affirmer qu'ils étaient contre.
Idem pour ce qui est de la composition des listes et de l'assiduité des députés élus au Parlement Européen. Ainsi l'UMP a fait campagne en affirmant que tous les élus UMP se rendraient au Parlement européen et y seraient assidus. Xavier Bertrand n'a pas arrêté d'affirmer qu'il avait fiat signer un engagement écrit en ce sens à chaque candidat à l'élection européenne. Or, dès le lendemain de l'élection on nous apprend que cela ne vaut que pour les seules têtes de listes et que Brice Hortefeux ne souhaitait pas réellement être élu et que lui doit rester en France.
Idem pour la proposition de la taxe carbone. L'UMP a fait campagne avec comme principale revendication celle de faire adopter une taxe carbone aux pays hors Europe qui ne respecteraient pas les normes environnementales. Or, l'UMP siège dans le PPE au Parlement européen, majoritaire et renforcé par les élections et qui sont opposés à cette taxe. Aussi, ni le Parti Socialiste, ni le Modem n'ont fait une campagne sur une proposition qu'il savait d'avance qu'elle ne serait jamais adoptée comme par exemple l'interdiction au niveau européen des licenciements boursiers.
L'absence totale de message réducteur à forte capacité de mobilisation. L'UMP base son succès sur une idée simple : favoriser les plus riches par le bouclier fiscal et les exonérations de charges pour faire travailler plus les salariés et employés. Mais pour faire croire aux salariés et employés que c'est bon pour eux ils ont inventé le slogan « travailler plus pour gagner plus » qui est constamment répété. En face on a rien. On a même pas un slogan du style « pas de licenciement sans croissance » qui serait capable de mobiliser tous ceux qui font les frais de la crise et de la gestion de celle-ci par l'UMP.
Enfin, où sont les femmes et les représentants des français issus de l'immigration dans les listes et à la direction du Parti Socialiste et du Modem ? Au modem on ne voit et on entend que François Bayrou. Je ne sais pas si Corinne Lepage, pourtant une femme brillante et ultra compétente a pu se faire entendre dans la campagne. Ni le Modem ni le Parti Socialiste n'ont pour l'instant une personne issue de l'immigration a opposer à Rachida Dati et d'inciter ainsi les français issues de l'immigration à croire en eux. Pour le Parti Socialiste on a vue hier à la télévision : Vincent Montebourg, Emmanuel Valls, mais aucune femme si ce n'est l'allocution de Martine Aubry, et aucun représentant de la France issue de l'immigration que devait être Harlem Désir. Quand on entend les quadras du Parti Socialiste se plaindre que le parti ne leur accorde pas la place qu'il faudrait, il faudrait d'abord qu'ils pensent à recruter et faire une place aux femmes et aux français issue de l'immigration ainsi qu'aux personnalités du monde associatif.
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( Par gabdel le 08/06/2009
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