Edito : |
" Hadopi : le Conseil constitutionnel au chevet d'une démocratie bien malade "
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Dans sa décision censurant la coupure administrative d'internet en cas de téléchargement illégal, les termes employés par le Conseil Constitutionnel sont clairs et montre bien le recul démocratique que connait notre pays aujourd'hui.
En effet, le Conseil Constitutionnel expose clairement que le dispositif que souhaitait établir cette loi constitue une atteinte excessive à la liberté d'expression prévue et reconnue par l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen de 1789. Autrement dit qu'il s'agit bien d'une violation délibérée d'un droit dont « (...)l' exercice est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect des autres droits et libertés « (Décision n° 2009-580 du Conseil Constitutionnel en date du 10 juin 2009).
Cette violation n'est pas le fait d'une personne isolée ou d'un membre présumé d'un groupuscule extrémiste mais de la quasi totalité des autorités du pays : Nicolas Sarkozy, François Fillon, Christine Albanel, l'ensemble du gouvernement français, la grande majorité des parlementaires de l'UMP et du Nouveau Centre.
Or, comme l'a montré les élections européennes, ces personnalités profitent d'une apathie généralisée de la société pour obtenir 28 % des voix et une progression dans les sondages. Autrement dit, en raison de l'abstention et de l'indifférence d'une grande partie des citoyens les droits de l'homme sont menacés en France par le pouvoir en place.
Sans l'intervention du Conseil Constitutionnel la France aurait connu une régression de la liberté d'expression d'une ampleur proportionnelle à la place de plus en plus grande prise par internet dans la vie sociale.
Au passage on pourra signaler que les artistes « liberticides » comme Pierre Arditi, Maxime Le orrestier ou Luc Besson (qui assistait en personne au vote de la loi) devraient se remettre en cause et à tout le moins s'excuser auprès du Parti Socialiste et de tous ceux qui ce sont opposés à cette loi malgré les manipulations du pouvoir pour tenter d'imposer une censure sur internet et sur la liberté.
Grâce à une minorité active d'hommes et de femmes et au Conseil Constitutionnel la liberté d'expression passera toujours avant les intérêts financiers et pécuniers de certains perpétuant ainsi le nécessaire combat pour les Droits de l'Homme consacrés par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789.
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( Par gabdel le 11/06/2009
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