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Edito :

" Christine Boutin victime de « l'hyper président »"

Christine Boutin affiche aujourd'hui son amertume sur la méthode employée pour lui annoncer qu'elle ne faisait plus partie du gouvernement. Outre le fait qu'elle l'ait d'abord appris à la télévision, elle déplore de pas avoir eu d'entretien avec François Fillon pour lui exposer les motifs de son « licenciement ».

Ce faisant Madame Boutin ne fait que prendre conscience des effets de la politique et de la majorité qu'elle a soutenu, celle de « l'hyper-président «  et des ultras libéraux comme Frédéric Lefebvre.

La politique de « l'hyper-président » consiste dans le fait que l'exécutif se résume au seul Président de la République. C'est lui qui décide et qui fait tout. Le Premier Ministre et les Ministres ne sont que des exécutants à l'image des conseillers du Président des USA, ils n'ont pas de légitimités politiques. Cette politique amène a traiter avec dédain et sans considération particulière les Ministres, surtout de la part du Premier Ministre dont ce n'est pas le gouvernement.

Cette politique tout le monde la connait en premier lieu Madame Boutin. Elle savait qu'en raison de la concomitance entre l'élection présidentielle et l'élection législative ainsi que de la dernière réforme de la Constitution qu'elle a voté, que les Ministres perdent tous leurs pouvoirs au profit du Président de la République et un petit peu au Parlement. Aussi elle ne peut s'en prendre qu'à elle même d'avoir contribué à mettre en place des normes et des façons d'agir dont elle se plaint actuellement.

Ensuite Christine Boutin a fait le choix de se mettre dans la majorité présidentielle et même dans l'UMP. Donc avec des « ultra-libéraux » comme Frédéric Lefebvre qui pense que la modernité c'est le retour à l'esclavage avec obligation de travailler nuit et jour même malade et jusqu'à la mort. Des personnes qui ont légalisés la rupture conventionnelle du contrat de travail et veulent simplifier au maximum les licenciements notamment la procédure de licenciement pour motif économique. Dès lors, u simple coup de fil pour « débarquer » un salarié ou un ministre suffit largement comme procédure de départ.

Christine Boutin et Christine Albanel sont les premières à se plaindre des nouvelles mœurs politique qu'elles ont contribué à mettre en place. Cela fera-t-il réfléchir les autres ?
 

 

( Par gabdel le 30/06/2009 )

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