Le 04 mars 2024 le Congrès va donc inscrire dans la Constitution la liberté garantie pour toute les femmes de pouvoir avorter. Véritable triomphe offert par la droite à Macron qui montre aux français qu'il est capable de modifier la Constitution. La prochaine modification, relative à l'autonomie de la Corse, est programmée pour le mois de juin.
Compte tenu de la faiblesse extrême de l'opposition dans la France d'aujourd'hui, il ne fait donc aucun doute que la Corse et son nouveau statut autonome seront donc inscrits dans la Constitution.
Dans le cadre de cette autonomie il est prévue que les élus corse pourront adapter des régles, des lois françaises dans le cadre de leur application en Corse. D'où la question qui va se trouver poser à partir du 04 mars 2024 à savoir est ce que les élus corse pourront adapter le droit garantie à l'avortement à son application sur l'île ? Question qui n'est pas simple car si on dit que c'est non il faudra qu'il y ait en Corse un nombre suffisant de lits d'hôpitaux et de praticiens pour pratiquer les avortements, peu importe le fait que ce soit une île.
De la même façon va se poser la question de savoir si le législateur peut restreindre la liberté d'avorter pour une femme qui acceptera un contrat de mère porteuse dans le cadre d'une GPA. En effet la légalisation de la GPA est prévue pour 2027. Le problême qui se pose dans ce cadre et donc de savoir si une femme qui accepte de porter un enfant dans le cadre d'une GPA perd ou non le droit d'avorter sans contrepartie dans le cadre de cette GPA.
Et oui. Même inscrit dans la Constitution le droit à l'avortement sera toujours sujet à débat. Et il sera très vite remis en cause ne serait ce que dans le cadre de la future légalisation de la GPA.
Mais c'est le sort de toutes ses dispositions légales adoptées de façon parlementaire sous prêtexte d'aprobation par sondages à qui il manquera toujours la dimenson ultime de droit inviolable et sacré, dimension que seule l'adoption directe par le peuple par le biais d'un référendum peut donner.
La porte des modifications constitutionnelles est donc ouverte, et compte tenu de l'absence de véritable opposition dans notre pays c'est "open bar"...