Edito : |
" Statut de la poste : l'UMP n'a ni le courage, ni la majorité pour organiser un référendum sur ce sujet :"
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Le succès de la votation citoyenne sur la question du changement de statut de la poste, tant par la participation que par la majorité de non au changement de statut, devrait inciter l'Etat à organiser un référendum sur le sujet dans le but de respecter la démocratie et la souveraineté populaire.
Cependant, et comme l'atteste les déclarations de Frédéric Lefevbre, il est hors de question pour l'UMP et pour le gouvernement d'organiser un tel référendum.
Ce refus se justifie par le fait que l'UMP et Nicolas Sarkozy ne sont pas majoritaire dans le pays et que nous ne vivons pas en démocratie mais dans un système de représentation indirecte évitant tout recours au référendum.
En effet, tant les élections passées que les sondages actuels et les projections relatives aux futures élections montrent que l'UMP dispose d'un pourcentage de 30 % de français favorables à leur politique, mais n'ont aucun allié ou réserve de voix potentiels depuis la sécession de François Bayrou et la création du Modem et du Nouveau Centre. Aussi, le pouvoir en place sait bien qu'il est certain de perdre un référendum tant il n'a aucune assise majoritaire dans le pays.
La meilleure preuve de cette réalité est le passage en force des élus pour adopter le Traité de Lisbonne. Pourtant Nicolas Sarkozy venait d'être élu, avec l'ouverture il avait réussi à brouiller les cartes, rien ne s'opposait donc à un référendum.
Cependant, conscient de ne pas être majoritaire dans le pays, le Traité de Lisbonne a était ratifié par les seuls élus de la République.
C'est pour cette même raison que l'UMP veut instaurer le suffrage majoritaire à un tour aux élections locales dans la mesure où il donne la majorité au parti qui arrive en tête et non au parti ayant la majorité des voix plus une.
Le fait que pour faire une telle réforme il soit nécaissaire de passer par une loi organique ne change rien puisqu'il y aura toujours un Bernard Kouchner, un Jack Lang, un Fadela Amara, un Martin Hirsch ou un Eric Besson pour faire passer ses intérêts personnels avant l'intérêt général et voter avec l'UMP.
Quant à l'instauration d'un référendum d'initiative populaire ainsi que la possibilité de saisine par un citoyen du Conseil Constitutionnel, l'UMP n'est absolument pas pressé de prendre les dispositions législatives et réglementaires susceptibles de mettre en application ces dispositions constitutionnelles tant cette ploutocratie de fait lui convient totalement.
Seul les grands Chef d'Etat, à l'image d'un Général de Gaulle ou d'un François Miterrand (Traité de Maastricht et mise en place de l'euro) sont capables de faire adopter des dispositions directement par le peuple légitimant ainsi tant leur statut et leur légitimité.
Comment peut on qualifier un Président de la République qui craint le recours au référendum et donc la souveraineté populaire ?
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( Par gabdel le 05/10/2009
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