Edito : |
" Suicides et pressions au travail : le poids de la légalisation de la rupture amiable du contrat de travail :"
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Xavier Darcos et l'UMP font semblant de s'émouvoir de la vague de suicides qui touche les grandes entreprises françaises (France Telecom, Renault, SNCF) alors qu'ils sont directement responsables de l'accentuation de la pression sur les salariés, et notamment les cadres ayant dépassés la quarantaine.
En effet le gouvernement de Nicolas Sarkozy avec la complicité du MEDEF et des syndicats salariés (à l'exception de la CGT) a légalisé la rupture amiable du contrat de travail c'est -à-dire la possibilité de dire directement et légalement à un salarié que l'on ne veut plus de lui et qu'il convient de discuter des modalités de son départ.
Parallèlement le gouvernement et l'UMP ne cessent de prendre des dispositions pour reculer le départ en retraite des salariés ceux-ci devant attendre 62 voir 65 ans actuellement pour partir sans être pénalisés sur le montant de leur retraite. Ce faisant on accentue considérablement la pression sur les salariés de plus de quarante ans qui, conscient de la difficulté de retrouver un emploi face à la concurrence des plus jeunes, craignent tout licenciement synonyme de condamnation à la précarité ou d'absence de retraite à venir.
Toute la politique de précarisation mise en place par l'UMP ainsi que la mise en œuvre du « travailler plus pour gagner plus » permettant aux salariés de bénéficier d'heures supplémentaires exonérées d'impôts sur le revenu accentue la pression sur les salariés et le risque de perte d'emploi.
Les salariés de plus de quarante ans sont particulièrement sensibles à ce risque et à cette pression supplémentaire car ils supportent des charges fixes importantes liées à la présence d'enfants voir adolescents chez eux à élever et au remboursement d'un emprunt immobilier et sont attachés à leur travail et à leur entreprise qu'ils pratiquent depuis 15 ou 20 ans.
Dès lors, et c'est ce qui se passe dans les grandes entreprises, on annonce à un cadre de plus de quarante ans que l'on souhaite le muter voir le faire changer de poste ou de service, celui-ci l'interprète comme une volonté de l'entreprise de se débarrasser de lui et de lui mettre la pression pour obtenir un départ amiable et non un licenciement économique. Le salarié voit alors qu'il risque de tout perdre (maison, famille, argent, retraite) et ne voit pas d'issue sauf celle de mettre fin à ses jours.
Il y a plusieurs mois j'écrivais que la politique de précarisation et anti sociale du couple UMP / MEDEF feraient plus de morts que toues les épidémies ou pandémies de grippes aviaire ou porcine. Les faits me donnent malheureusement raison et l'UMP ne reviendra pas en arrière incapable de reconnaître son œuvre dans la vague de suicides qui touche aujourd'hui, et encore plus demain, notre pays.
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( Par gabdel le 10/10/2009
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