La majorité de la gamelle a donc dit non à la censure du gouvernement et la gauche caviar est toute fière d'avoir sauver ses postes et ses notes de frais gargantuesques. Mais derrière cette goinferie indécente d'argent public il y a comme un petit doute, un goût amer d'entourloupe sur la prétendue annonce de la suspension de la réforme des retraites.
Tout ce qu'ont obtenus les socialistes c'est la présentation par Lecornu d'un amendement prévoyant de suspendre la réforme des retraites au cours du mois de novembre dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale.
Mais en aucun cas un engagement du bloc central de voter cet amendement et encore moins une quelconque annonce de Macron lui même en ce sens ni même de garantie sur la rédaction du dit amendement et encore moins de la censure possible de cet amendement qui, depuis justement la dernière réforme des retraites, relève du réglementaire et non du législatif...
Cette mascarade d'amendement proposé est le copié-collé du cirque du conclave de Bayrou et la gauche caviar va bien vite déchanter rien que lorsque Lecornu va leur rappeler que la présentation de cet amendement est conditionné au vote d'économies destinées à compenser cette suspension et la mise en place d'une conférence sociale sur les retraites...
La comédie recommance. Mais elle ne fait plus rire grand monde...