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Edito :

" L'absurdité de la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux :"

Après avoir démontré la fumisterie que constitue la promesse électorale de non augmentation des impôts locaux, il est temps de faire le point sur la règle majeur de l'UMP en matière de réduction des dépenses publiques : le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux.

Le bilan de cette mesure est simple : elle est inefficace et dangereuse.

L'inefficacité de la mesure se mesure par l'aggravation constante du déficit de l'État et de l'augmentation des dépenses publiques malgré cette politique de non remplacement. La raison en est simple : les économies réalisées par les suppressions de postes sont compensées par une hausse des dépenses au sommet de l'État.

Ainsi, personne n'a oublié la hausse spectaculaire de salaire que s'est octroyé le Chef de l'État à son arrivée à l'Élysée. Encore cette année la hausse des dépenses de fonctionnement des ministères est conséquente et pèse sur les économies à réaliser. Mais au delà de cette « gabgie » gouvernementale l'absurdité principale consiste dans les dépenses supplémentaires engagées par l'État uniquement par clientélisme politique.

On ne relèvera que modérément les frais de meeting électoraux que Rama Yade fait supporter au budget du Secrétariat aux Sports, puisqu'elle ne fait que suivre l'exemple de Rachida Dati qui avait augmenté de 30 % les frais de réception du Ministère de la Justice pensant sa campagne européenne.

On notera la création et la mise en place d'HADOPI dont le seul paiement du loyer destiné à abriter cette nouvelle autorité va s'élever à plus de 480.000 euros par an. Mais il existe un nombre important de personnalités et adhérents UMP qui estime légitime HADOPI , pour eux la culture ne se partage ni se diffuse, elle se vend au plus offrant.

Alors il reste quand même cette absurde source de dépenses à connotation clientèliste adoptée par Nicolas Sarkozy : la création de commission.

Attali, Lang, Balladur, Rocard, Juppé... la liste des bénéficiaires de commissions créées à grands frais par le Chef de l'État est longue et ne cesse de s'allonger. La dernière en date est la création d'une commission sur la numérisation des livres confiée à Christine Albanel pour compenser son éviction du Ministère de la Culture. Ces commissions qui pèsent sur le budget de l'État n'apporte rien si ce n'est la réalisation de rapports oubliés avant même d'être lus.

Pour ceux qui pensent qu'il est légitime de créer des commissions sur tout et n'importe quoi, il reste la nomination et la création de postes dont on s'interroge sur la nécessité quand on parle d'économie budgétaire. Ainsi, par décret en date du 1er décembre 2009 publié au Journal Officiel en date du 3 décembre 2009, Nicolas Sarkozy nomme Mr Hubert Peigné (Ingénieur des Ponts et Forêts) coordonnateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo.

Franchement à quoi cela sert-il de supprimer des postes au Centre Beaubourg si dans le même temps on finance des commissions de compensation pour les anciens ministres et des postes aussi important que celui de coordonnateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo ?

Ainsi, la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux est inefficace, car elle est compensée par la hausse des dépenses de fonctionnement des ministères et celles liées au clientélisme politique.

Mais outre son inefficacité, cette règle peut très vite s'avérer dangereuse pour le l'économie et la pays.

En effet, l'un des piliers majeurs de l'économie française est sa consommation intérieure. Celle-ci se maintien voir augmente grâce au nombre important de fonctionnaires d'État mais surtout territoriaux dans la population active, qui peuvent consommer et emprunter facilement.

Or, l'UMP a comme ambition et seul programme électoral de faire à la fonction publique territoriale ce qu'elle a fait et continue de faire à la fonction publique d'État, c'est-à-dire une réduction massive des effectifs avec un non remplacement de plus d'un fonctionnaire sur deux.

Selon l'Observatoire de l'Emploi Public le nombre d'agents travaillant pour la fonction publique territoriale est de 1.737.000 personnes. Ainsi, la politique de l'UMP vise à supprimer plus de 800.000 postes dans la fonction publique territoriale au risque de mettre en péril la consommation intérieure et d'aggraver le chômage dans le pays.


Absurde et dangereuse, la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne doit pas s'étendre à la fonction publique territoriale. A ceux qui clament qu'il est légitime de faire des économies quand on est déficitaire il faut répondre qu'on ne programme pas la suppression de 800.000 postes de travail quand le chômage progresse. Que s'il est légitime et nécessaire de faire des économies il convient de commencer par les faire au sommet de l'État et de supprimer les dépenses liées au clientélisme politique, tant au niveau national que local, avant de s'en prendre aux emplois à l'exception des emplois de complaisance liés à ce clientélisme politique qui plombe les comptes publics.
 

 

( Par gabdel le 03/12/2009 )

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