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Edito :

" Incidents de Woippy : le fossé se creuse entre deux mondes :"

Les incidents de Woippy sont l'illustration des mensonges et de l'échec de la politique de l'UMP vis à vis des jeunes des banlieues et l'illustration d'un fossé qui se creuse entre deux mondes vivant en parallèle mais sans jamais se rejoindre.

En ce qui concerne les mensonges de l'UMP, ils ont flagrants. En effet, à Woippy un jeune s'est tué parce qu'il roulait à scooter sans casque avec deux amis. Or, ce phénomène, cette pratique consistant à rouler en scooter ou un mobylette voir en « quad », sans casques et à n'importe qu'elle heure du jour et de la nuit, est un phénomène qui n'est pas récent et dénoncé par nombre d'habitants des quartiers. A ce titre, Nicolas Sarkozy et l'UMP avaient promis d'y remédier et ce à grand renfort de « kascher » et de présence policière et de CRS dans les banlieues des villes de France.

Tous les habitants peuvent constater que rien à changer. Depuis que l'UMP à dénoncer et démanteler
la police de proximité et supprimer les emplois jeunes il n'y a personne pour parler avec les jeunes et leur faire mettre des casques et respecter la tranquillité des habitants du quartier.

L'UMP, à chaque drame, fait croire, comme pour les prisons (où après l'adoption d'un poste de Contrôleur général des prisons et du principe des pyjamas en papier on annonce la nomination d'un Ambassadeur des prisons en la personne de Pierre Botton), qu'elle prend des dispositions alors qu'elle ne fait que réduire les effectifs tant de policiers que d'éducateurs.

En effet l'UMP gère le pays avec un dogme, celui du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, dans le but de palier les effets du bouclier fiscal, de financer les hausses de salaires et budgets des ministères et le double salaire d'Henri Proglio patron d'EDF et de VEOLIA. Dès lors il n'y a pas de policiers dans les banlieues, des policiers de proximités, pour discuter avec les jeunes et leur faire respecter les consignes de sécurité et la tranquillité des autres. De même, avec la réforme territoriale actuellement adoptée par le Parlement, la fusion des Conseils Généraux et Régionaux et la suppression de la taxe professionnelle vont entrainer une baisse des budgets alloués aux éducateurs sociaux mais aussi aux éducateurs et médiateurs de quartiers et donc limiter encore les possibilités de dialogue et de contrôle des jeunes des banlieues.

Avec la suppression de ces corps intermédiaires (policiers de proximités, éducateurs et médiateurs) le fossé se creuse entre deux mondes aux valeurs de plus en plus opposées. Ainsi à le soif de consommation et l'appât du gain et du profit de la classe moyenne les jeunes des banlieues préfèrent les trafics et la débrouille. A la soif de liberté sexuelle et de promotion de l'homosexualité tant masculine que féminine, les jeunes de banlieues préfèrent les valeurs traditionnelles de leurs parents voir grand-parents basées sur le mariage homme – femme et le fondation d'une famille nombreuse allant jusqu'à la polygamie. A la soif de parité homme– femme de la classe moyenne, les jeunes des banlieues préfèrent la toute puissance du père pouvant aller jusqu'au port de la burka ou du nikab. Qu'à l'amour du pays où ils sont nés ils préfèrent le pays d'où sont originaires leurs parents et sifflent ainsi leur propre hymne national...

Pour sortir de cette situation il faut une présence massive sur le terrain. Présence de policiers oui, mais des policiers de proximité. Présence de justice avec des maisons du droit et des juridictions qui ne soient pas concentrer dans les grandes villes. Des maisons des associations avec des éducateurs et médiateurs expliquant aux jeunes qu'ils peuvent désormais faire des paris en ligne plutôt que d'organiser des combats clandestins, qui expliquent en quoi l'homosexualité n'est pas un fléau ou une honte et qu'ils faut accepter et respecter ce fait très à la mode d'ailleurs chez les jeunes « bobos », qui expliquent que la femme est l'égale de l'homme et son avenir puisqu'il y aura des quotas de femmes obligatoires dans les entreprises.

Il s'agit donc de faire l'inverse de la politique « coloniale » de l'UMP qui consiste à vouloir extraire les meilleurs jeunes des banlieues par un quota de 30 % dans les grandes écoles tout en laissant les autres s'engluer dans la délinquance et la misère. A l'immigration choisie, l'UMP a ajouter la « promotion » choisie qui consiste à prendre 30 % des jeunes des banlieues et de laisser « pourrir » les autres.

Deux mondes s'éloignent, a quand la rupture définitive ?
 

 

( Par gabdel le 21/01/2010 )

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