Edito : |
" Nicolas Sarkozy face aux français : encore plus sourd que Beethoven et plus autiste que Forrest Gump :"
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Nicolas Sarkozy en Président autocrate a souhaité rassurer les français sur leur avenir dans le but que l'UMP remporte quelques régions aux élections régionales et justifier ainsi l'argent investit par les plus riches du pays dans sa fonction d'avocat d'affaires .
Pour ce faire, le Président avait deux messages très simple à faire passer : l'annonce que le chômage reculera dans les semaines et mois à venir et que le système de retraites par répartition sera préservé.
Cependant, il s'est bien gardé de préciser que ces deux faits à venir suppose la poursuite et même l'amplification de sa politique de précarisation et d'appauvrissement de la société au profit de quelques nantis.
En effet, la politique de Nicolas Sarkozy consiste dans la suppression massive d'emplois stables et bien rémunérés, dans la fonction publique d'Etat, mais aussi dans la fonction publique hospitalière (de 2.000 à 3.000 rien que pour les hôpitaux de Paris) et la réalisation du plus grand plan social jamais réalisé en France en réformant les collectivités locales et donc en supprimant massivement des postes dans la fonction publique territoriale.
Grâce aux économies sensées correspondre à ces suppressions de postes, l'Etat accorde des exonérations de charges pour que les entreprises privées recrutent, en CDD ou en CDI à temps partiel un maximum de personnes et pour que les autres, les « laissés pour compte » deviennent des auto-entrepreneurs gagnant moins de 700 euros par mois.
Autrement dit, pour baisser le chômage, Nicolas Sarkozy procède à une précarisation totale du marché du travail et de la société, précarisation dont les premières victimes sont et seront les enfants des français d'aujourd'hui. En effet, avec la disparition massive d'emplois stables et biens rémunérés, les français ne laissent pas d'autre choix pour leurs enfants que de prétendre à des vies professionnelles chaotiques avec un train de vie incertain et un risque supplémentaire de précarisation et de dé socialisation.
Si c'est la politique que souhaite les français et l'avenir qu'ils souhaitent pour leurs enfants alors qu'ils votent massivement UMP. Cependant, que ceux-ci prennent conscience que la disparition des postes dans la fonction publique va affecter irrévocablement le seul pilier de l'économie française : la consommation des ménages.
En effet, la seule force de l'économie française est la consommation des ménages. C'est d'ailleurs ce qui la distingue des autres pays européens où cette consommation c'est effondrée. Or, cette consommation est le résultat de deux faits propres à la France : un contingent important de fonctionnaires qui empruntent facilement grâce à leur garantie de l'emploi, et un contingent important de retraités percevant des retraites confortables. Or, en ce qui concerne les fonctionnaires, avec la disparition progressive de ceux-ci les crédits à la consommation baissent, comme ce fut le cas en 2009 avec une baisse de 13 %, et la consommation des ménages en est affectée comme l'atteste la baisse de 5 % pour la période de soldes actuelles.
Ainsi, progressivement, mais surement, le crédit à la consommation et la consommation des ménages vont baisser en France, baisse accentuée par l'échec totale de la gestion des retraites par répartition faite par l'UMP et ses réformes successives.
Depuis 1992 et la première réforme des retraites, dite réforme Balladur, le RPR puis l'UMP prétendent réformer et sauver le régime des retraites par répartition, la réforme Fillon étant la dernière en date. Or il n'en est rien, l'UMP ne fait que rogner les droits des retraités au fur et à mesure de l'échec de sa gestion du système de répartition et de ses réformes.
En effet, pour réellement sauver durablement le système des retraites il faut, peut être, rogner sur les droits des futurs retraités mais il faut aussi et surtout trouver des ressources et financements complémentaires. Or, l'UMP avec le bouclier fiscal, les exonérations de charges salariales et patronales, la substitution d'emplois stables et bien rémunérés par des emplois précaires ou non salariés fait exactement l'inverse en baissant les ressources affectées aux retraites des français. Cela explique pourquoi tous les deux ou trois ans, on annonce la nécessité d'une réforme des retraites, réforme indispensable du fait de l'évolution démographique du pays. En réalité, la nécessité des réformes provient de la suppression massive de sources de financement des retraites, ne serait-ce que par les exonérations de charges (zéro charge pour les recrutement dans les TPE de moins de 10 salariés, et charges uniquement basée sur les encaissements pour les aoto-entrepreneurs, CSG et CRDS comprises dans le bouclier fiscal, bonus accordé aux grands dirigeants non soumis à cotisations etc...). Aussi, et cette fois-ci pour eux mêmes avant leurs enfants, si les français veulent devoir travailler jusque 65 ou 67 ans pour toucher moins au moment de leur retraite qu'ils votent massivement UMP aux élections régionales.
A ce titre que le MEDEF réfléchisse bien au problème de l'âge de départ en retraite. Car si l'on dit que les français doivent travailler jusque 65 ou 67 ans alors cela signifie que les entreprises devront les faire travailler et les conserver dans leurs effectifs jusqu'à cet âge, l'un ne va pas sans l'autre, sauf à instituer une pré-retraire officieuse entre 55 et 65 ans à grands renforts de contrats de transitions ou d'auto-entrepreneurs à la charge de l'Etat.
Nicolas Sarkozy est sourd et autiste et mène l'économie française droit dans le mur. L'économie n'étant malheureusement pas le seul domaine d'échec total de la politique Sarkozy. Ainsi, en matière pénitentiaire, après la création d'un poste de Contrôleur Général des prisons, la généralisation des bracelets électroniques et des pyjamas en papier pour les détenus, le gouvernement a du créer un poste d'Ambassadeur des prisons pour faire face à une nouvelle hausse du nombre de suicides dans les prisons françaises. Le pire c'est l'erreur qui va être commise dans le cadre de la réforme de notre procédure pénale. Aujourd'hui ce qui fait débat dans notre procédure pénale c'est la garde à vue, trop dure pour les simples citoyens et outil de travail indispensable pour les policiers. Garde à vue dont la non réalisation a entrainé la mise en liberté des 125 réfugiés de Bonifacio et non une soi-disant volonté pro étrangers et pro passeurs professionnels que Eric Zémour prétend voir dans les décisions unanimes des magistrats qui ne font qu'appliquer les lois votées par l'UMP. Or, l'UMP se prépare non pas à réformer la garde à vue, mais a supprimer le juge d'instruction, juge judiciaire gage d'indépendance et gardien des libertés individuelles.
L'UMP se trompe de monde et de politique, mais si les français sont pour qu'ils votent massivement UMP aux élections régionales. |
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( Par gabdel le 26/01/2010
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