Edito : |
" Retraite choisie contre esclavage à vie : on ne comprend même pas que les français hésitent :"
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La réforme des retraites fait l'objet de deux versions différentes, l'une portée par le gouvernement UMP et fondée sur l'esclavage à vie, l'autre portée par le Parti Socialiste et fondée sur la retraite choisie.
Pour l'UMP et le gouvernement, la retraite est une anomalie. Comme le déclare en effet Frédéric Lefevbre, tout homme ou femme doit travailler ou avoir travaillé au moins 50 % de sa vie s'il souhaite, au final, profiter de quelques années de souffrances avant de mourir sans travailler. Le principe c'est donc le travail ou plus précisément, le travail pour la majorité et les privilèges pour les rentiers et les plus hauts revenus. En effet, il est bien évident que cette conception de l'obligation de travailler ,quasiment toute sa vie ne s'applique pas aux rentiers et aux plus hauts revenus. Pour eux, grâce au bouclier fiscal et aux retraites chapeaux, ils travaillent quand ils veulent et s'ils veulent, de même que les rentiers vivant de revenus d'actions et des loyers de leur patrimoine immobilier. C'est d'ailleurs la seule préoccupation des électeurs et adhérents UMP : vont-ils devoir payer plus pour les retraites des smicards et des fonctionnaires. Cette volonté de ne surtout pas payer plus pour emmagasiner plus de richesses conduit l'UMP et le gouvernement a refuser toute augmentation des cotisations ainsi que tout prélèvement systématique sur les hauts revenus. La crainte de l'UMP est que les aristocrates financiers et boursiers quittent le pays et ne votent plus pour eux., de même que les membres de l'aristocratie chansonnière subissant déjà une perte par le biais du téléchargement illégal et contraint de vivre sous le seuil de pauvreté des stars de la chanson et du cinéma fixé à 500000 euros par an.
Aussi, compte tenu de ces positions, l'UMP propose uniquement de limiter au maximum les retraites et de faire payer celles-ci par les salariés et les fonctionnaires en repoussant l'âge de la retraite et en augmentant la durée de cotisation et ceux tous les 10 ans. Dans cet esprit le travail est une donnée incontournable, un fléau légué par les parents à leurs enfants, tout progrès social, tout amélioration de l'espérance de vie doit donner lieu à de la durée de travail en plus pour ne pas faire payer les plus riches au risque de les faire fuir.
Pour l'UMP la retraite est donc une anomalie. Le principe est l'obligation de travailler pour ceux qui n'appartiennent pas à l'aristocratie financière et chansonnière jusqu'au bout, c'est-à-dire juste avant de mourir, l'esclavage à vie. Pour le Parti Socialiste, à l'inverse, la retraite doit être un état choisi dès lors que la personne a travaillé et cotisé suffisamment, pour prétendre a un confort de vie raisonnable pendant quelques années avant de souffrir et de mourir.
Pour le Parti Socialiste l'homme ou la femme n'est pas condamné à travailler jusqu'à sa mort tout en regardant les spéculateurs, rentiers et les entreprises engranger bénéfices et croissances sur son dos. Au contraire. Il est même normal qu'après plus de 40 ans de travail et à un age où l'on peut encore prétendre être en bonne santé (60 ans) l'homme ou la femme doit avoir le choix de cesser de travailler ou de poursuivre son activité. Le choix car le droit à la retraite est un véritable droit, un choix et non une contrainte ou une obligation. Pour financer ses retraites le Parti Socialiste n'hésite pas à recourir à l'impôt mais uniquement sur les plus riches. Une taxation de 20 % des retraites chapeaux (moi j'irai même jusqu'à 100 %) et une taxe sur les revenus du capital comme souhaite le faire l'UMP ne vont pas ruiner la majorité des français, elle va même être indolore pour eux. De même, une hausse limitée et progressive des cotisations et charges sociales liées à la croissance des bénéfices des entreprises n'a rien de choquant ni de contraire à sa compétitivité. Si une entreprise augmente ses profits il est normal qu'une partie de ceux ci viennent financer les retraites. Retraites venant ainsi alimenter la consommation et donc les profits des entrprises.
Comme on le voit la vision socialiste a le mérite de l'honnêteté eu égard à la nécessaire et indispensable augmentation des impôts et prélèvements sociaux face à la quasi faillite à laquelle nous a mené l'euro et Nicolas Sarkozy. Même les plus riches partisans de l'UMP constatent l'effondrement du CAC 40 et des profits boursiers ainsi que la quasi faillite de l'euro. Quasi faillite qui oblige Nicolas Sarkozy lui même à proposer d'inscrire dans la Constitution l'obligation d'objectif vers l'équilibre budgétaire, autrement dit de constitutionnaliser les hausses de prélèvements et impôts à venir. Que choisissent donc les plus riches de nos concitoyens : la ruine et les prélèvements et impositions supplémentaires non dites ou des impositions claire et franches préservant un maximum de leurs profits et offrant une perspective de croissance par la consommation ?
Moi je préfère DSK à Nicolas Sarkozy « bling bling » et ses ministres qui ne veulent pas baisser leurs salaires et qui ont besoin de deux logements de fonction et de jets privés. Pas vous ?
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( Par gabdel le 20/05/2010
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