Edito : |
" Logiciel Hadopi préparez-vous à payer : après les quenelles place aux oranges :"
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Certains naïfs, fervents adhérents et soutiens de l'UMP, ont cru qu'en adoptant la loi HADOPI et la riposte graduée seuls les vilains pirates allaient payer leurs actes de piraterie tout en permettant de maintenir le niveau de vie de nos artistes dangereusement mis à mal par le téléchargement sur internet. Or, à quelque jours du lancement officiel des premiers mails d'avertissement ces amoureux vont déchanter.
En effet ceux-ci n'ont pas encore bien compris l'esprit et la lettre d'Hadopi et ils vont vite le comprendre à leur dépens.
Hadopi c'est l'autorisation donnée à une société privée (Trident Media Guard) de collecter des adresses IP pour le compte d'organisations représentants les ayants droits des œuvres audio et cinématographiques comme la SACEM. Ces adresses IP sont alors transmises à la Haute Autorité qui les transmets à son tour aux fournisseurs d'accès (free, SFR, Orange …) pour que ceux-ci lui communique le nom et l'adresse de l'abonné sensé se cacher derrière les adresses IP. Puis la Haute Autorité envoie un mail à l'abonné en lui expliquant que son adresse IP a été relevé dans le cadre d'un téléchargement illégal et qu'en cas de récidive dans les 6 mois son abonement internet sera suspendu sauf s'il installe sur son ordinateur un logiciel ou un programme anti-téléchargement.
Si les adhérents et autres fidèles de l'UMP ont bien compris qu'il y avait un risque que son adresse IP soit relevée par erreur ou utilisée par un usurpateur, ils se réfugiaient derrière la possibilité d'installer un logiciel ou programme de sécurisation pour glorifier le système. Mais ils n'ont pas compris qu'ils allaient devoir payer pour installer un tel programme et le maintenir à jour.
En effet, programmes et logiciels ne servent à rien s'ils ne sont régulièrement mis à jour. Aussi, les services destinés à rendre fiable ces programmes et logiciels de sécurisations vont être payants puisque l'État refuse de payer les fournisseurs d'accès pour ce service. Ainsi Orange, offre un contrôle contre le téléchargement pour un montant de 2 euros par mois, soit 24 euros par an. Il va donc bien falloir payer sous peine d'amende les systèmes de sécurisation de sa ligne internet.
Ainsi, ce ne sont pas les pirates qui vont payer pour lutter contre le téléchargement illégal mais à l'inverse les honnêtes, les prudes, qui vont devoir payer la sécurisation de leur connexion et disque dur pour ne pas être sanctionné ou simplement pour ne pas risquer d'être sanctionné par la Haute Autorité. L'UMP a refusé une licence globale, c'est-à-dire le fait pour les internautes de payer une redevance sur leurs abonnements internet en contre partie de la liberté de télécharger et d'échanger des fichiers dans le but de ne pas faire payer ceux qui ne téléchargent pas. Or, dans les faits et grâce à l'UMP tous les internautes vont payer une redevance de sécurisation pour ne pas pouvoir télécharger ! C'est la licence globale de sécurisation : payer pour ne pas pouvoir télécharger à la place de la licence globale pour la diffusion des oevres : payer pour avoir des films et CD en échange !
Après les quenelles, les oranges. La licence globale de non téléchargement une invention Copé, une invention UMP. Moi en 2012 je vote Rodolph.
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( Par gabdel le 15/06/2010
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