Edito : |
" Sarkozy et les chômeurs, une longue histoire d'incompréhension :"
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Ne sachant plus quoi faire pour tenter de reprendre la main, Nicolas Sarkozy tente de renouer avec son discours de 2007 et parle, de nouveau de contrôler sévèrement les demandeurs d'emploi et, plus particulièrement ceux qui refuseraient des offres d'emplois.
La grosse différence avec 2007 c'est que cette « posture » est d'autant moins crédible que Nicolas Sarkozy est déjà sensé avoir résolu ce problème. En effet, la loi n° 2008-758 du 01/08/2008 relative aux droits et devoirs des demandeurs d'emploi avait pour but, justement, de radier ses « fainéants » et « profiteurs du système » au-travers du refus de l'offre raisonnable d'emploi. Cette loi de 2008 est bien une loi écrite et votée par l'UMP et Nicolas Sarkozy. En application depuis 2008 il ne doit donc plus avoir ce jour, en 2011, de demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi ayant refusé une « offre raisonnable d'emploi ».
Pour être encore plus précis, non seulement il ne doit plus y avoir de demandeurs d'emplois ayant refusé une « offre raisonnable d'emploi », mais il doit plus y avoir une baisse importante voir une quasi disparition des demandeurs d'emplois de longue durée. En effet , le 10 février 2011, sur TF1 Nicolas Sarkozy a annoncé que dans les 3 mois Pôle Emploi allait « proposer à tous les chômeurs de longue durée soit une formation qualifiante, soit un emploi pour ne pas les laisser chez eux", "s'éloigner du marché" du travail « .
Ainsi, en théorie nul besoin de « renforcer les contrôles », nul besoin de faire croire aux salariés qu'il existe des millions de « profiteurs » vivant grassement aux frais du contribuables puisque la politique « volontariste » du Président de la République est sensée avoir mis au pas cette population de nuisibles, d'empêcheurs de travailler en rond.
Dans les faits il n'en est rien. A l'image du nettoyage des banlieues qui n'a jamais eu lieu, le retour au plein emploie et à la résorption du chômage de longue durée n'a pas eu lieu non plus. En fait Nicolas Sarkozy n'est pas du tout « volontariste ». Ce n'est qu'un « vantard », un pseudo tribun de la plèbe qui clame mais ne fait rien.
Ce n'est pas un hasard si Jean-Louis Borloo quitte l'UMP et Nicolas Sarkozy. Car, ayant posé ses valises pendant quelques temps à Valenciennes il sait très bien que dans cette région un adage dit : « Grands diseux, petits faiseux « …
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( Par gabdel le 08/04/2011
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