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Edito :

" Bonjour à tous, Après la conscience collective, on découvre actuellement l'a"

Bonjour à tous,

Après la conscience collective, on découvre actuellement l'amnésie collective: en particulier celle des politiques qui ont toujours du mal à assumer leurs responsabilités.

Qui en effet peut nous expliquer en vertu de quels indicateurs (erronés) un pays comme la Grèce a été validée comme pays remplissant les conditions pour faire partie de l'euro alors que des pays comme la Pologne par exemple n'en font pas partie ?

Comme le disait récemment à juste titre Pascal Lamy sur la seule radio / média qui pratique un langage d'information essayant encore d'avoir un langage objectif, à la recherche de la vérité et non de l'effet d'annonce et du sensationnel, j'ai nommé France Inter, quels sont les responsables politiques et institutionnels de l'époque qui n'étaient pas au courant de l'absence de crédibilité des indicateurs économiques présentés par la Grèce? Voir des falsifications et autres maquillages plus ou moins habiles dont ils ont fait l'objet ?

Il aurait été en effet de mauvais ton de contester l'entrée de celle-ci dans la zone Euro. Politiquement incorrect. Fi des conséquences ultérieures, l'Europe est riche et peut bien intégrer ce petit pays méditerranée et le mettre sous perfusion quelques années. Le problème c'est que la perfusion s'est transformée en une hémorragie ...

Qui en assume la responsabilité aujourd'hui ? Face aux conséquences et aux effets de ce laxisme politico institutionnel, de ce "manque de rigueur et de respect des règles élémentaires économiques fixées alors" dixit encore Pascal Lamy.

Mais pire: sans doute le même principe a été appliqué pour d'autres pays. Voir pour l'ensemble de la zone Euro. Le Portugal "retrouve" brutalement un matin au réveil une dette de 6,5 Mrds € liée à des investissements et financement douteux à Madère et qui n'avaient pas été intégrés dans ses comptes. Quel hasard ! Le pire n'est sans doute pas encore totalement révélé (il n'y a pas que le Portugal).

Passons la présentation erronée et falsifiée des comptes nationaux, l'absence de contrôle des subventions versées à la plupart des pays intégrés, qui en ont fait les pays les plus modernes de l'Union en quelques années, à tel point que les autoroutes les plus modernes avec les systèmes de télépéages qui n'existaient pas encore dans les pays du Nord de l'Europe y ont été installés (quitte à faire n'est ce pas ?), et qu'on vous demandait quand vous vouliez vous rendre d'une ville à l'autre au fond de l'Andalousie (simple exemple: Cordoue - Grenade )si vous souhaitiez faire le trajet en TGV ou en train normal, déjà en 2004, ceci vous permettant de gagner 1/2 de trajet sur une distance de moins de 200 km ... Indispensable, n'est ce pas ? Je passe les subventions accordées pour les multiples rénovations de sites touristiques en Grèce et ailleurs, qui ont fini en pure spéculation immobilière pour le grand bonheur de certains investisseurs avertis....

2008-2009: Une crise financière arrive: que nous a -t- on fixé des critères comme par exemple celui lié au déficit budgétaire des états (3% du PIB)! Il y a urgence, fi des critères, sauvons la monnaie et les banques (surtout les banques)... L'état -providence réapparait et prend en charge, nous sommes sauvés ! (on oublie brutalement que l'argent du contribuable et que tout argent emprunté doit être rembourse,regle élémentaire s'il en faut)

Deux après: zut ! Les agences de notations nous rappellent à l'ordre. Quoi, une dette ? Quid ? Une note (AAA)à sauvegarder, on n'était pas au courant ? Des taux d'intérêts qui risquent d'augmenter ? Patatras, le couperet tombe. La rigueur est là ! Pire, la faillite ! Le mot est lâché. Il faut sauver le pays de la faillite ! Payer nos dettes et éponger au passage celle de la Grèce. Le citoyen landa de l'Eurozone doit se serrer la ceinture pour X années. Résultat de la formidable gestion de nos immenses politiques qui ont fait de formidables écoles d'administration ! ca valait le coup !

Ca fait un peu penser tout cela à un manque total de bon sens et de maturité, comme le joueur qui va au casino et revient la queue entre les jambes, endetté pour dix ans, ou le salarié moyen qui se surendette car il ne sais pas résister aux tentations de la société de consommation et organismes de crédits ...

Ce n'est pas digne de politiques, de gestionnaires, aux mains desquels les citoyens ont confié la gestion de leur pays, leur patrimoine, leur avenir et celui de leurs enfants...

Il y en a quand même un qui avait prévenu à l'époque de l'avènement de l'Euro: " L'Euro sans une vrai politique économique européenne, une harmonisation fiscale et sociale entre les différents pays membre ne sera pas viable ". J’ai nommé cette fois ci Jacques Delors.

Mais ceci présuppose quelque part une perte de souveraineté des acteurs politiques des différents états membres. C'est là que le bas blesse. Perte de pouvoir ? Pas question. Une politique commune ? Pas question. Les petits Barons de la politique locale et nationale ne veulent pas céder de leur petit pouvoir. Le parlement Européen, un pouvoir honorifique lui suffira, le président de l'Europe, que ne l’entend- on s'exprimer ou mettre en place une vrai politique économique européenne ?

Il serait temps que les politiques rendent quelques comptes sur leur responsabilité dans ce désastre annoncé. Des comptes sur leur laxisme, leur manque de rigueur et leur politique exlusivent carrieriste et politicienne ...

Car le problème n'est pas l'Euro. Cet outil puissant et formidable qui a été mis en place et qui résiste malgré tout et en dépit de toute les morts, dévaluations annoncées et sans lequel nous serions encore plus mal. Et bien plus pauvres.

Le problème est interne à la zone. Le problème est celle d'une mauvaise gestion économique, de l'absence de gestion de la zone. Qui est encore une des zones économiques les plus fortes de la planète. Le problème est cette absence de cohérence qui nous fait perdre toute crédibilité aux yeux du reste du monde et évidement aux yeux des agences de notation.

Le problème est d'avoir confié la gestion de l'économie de la zone à des politiciens Berluscono démagogiques et de ne commencer à s'en rendre compte que maintenant.

Ce sont les mêmes d'ailleurs qui ont été aux commandes toute ces périodes. A gauche comme à droite.

Quand le citoyen demandera -t-il des comptes ?

Ca s'appelle une révolution non ?


Bien a vous


Patrick Prvat de Garilhe

 

 

( Par pat le 12/11/2011 )

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