Edito : |
" Mort d'Agnès : l'enfer est pavé de bonnes intentions :"
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Depuis plus de 20 ans la procédure pénale française n'a cessé d'être réformée dans le but de limiter la détention provisoire et de s'occuper , en priorité, de la réinsertion de l'auteur des faits avant de se préoccuper de la sanctionner. De la suppression du pouvoir donné au juge d'instruction de placer en détention (par la loi du 15 juin 2000 créant le juge des libertés) à la réforme récente de la garde à vue en passant par la dernière réforme pénitentiaire généralisant le bracelet électronique le législateur n'a eu de cesse de promouvoir la réinsertion future de l'auteur des faits. On en est arrivé à un tel stade que le gouvernement ne jure plus que par l'expérimentation de prisons ouvertes, sans barreaux, pour favoriser encore et toujours la réinsertion des détenus...
Oui mas voilà. La mort d’Agnès vient de démontrer que l'on est certainement allez beaucoup trop loin dans la volonté de réinsérer les criminels et ce au détriment de la sanction et, surtout, de la protection des populations.
Car le criminel l'auteur des faits odieux commis sur Agnès était déjà l'auteur d'une précédente agression sexuelle. Il était donc de la responsabilité de l'Etat de sanctionner ce criminel et protéger la population contre ces méfaits. Mais comme la loi et l'appareil judiciaire ne s'occupe que de la réinsertion futur du criminel ce jeune homme, mis en examen pour viol d'une mineure en août 2010 dans le Gard, ce lycéen de 17 ans, brillant élève de Première, qui a effectué quatre mois de détention provisoire avant d'être placé sous contrôle judiciaire fin 2010, jugé «réinsérable et ne présentant pas de dangerosité», a était soumis à une obligation de suivi psychiatrique et a être scolarisé dans un internat tout en étant suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay et par un psychologue dans son établissement.
Avant même de parler de dysfonctionnement comment peut on comprendre que l'on oblige un violeur de mineur à être scolarisé, donc en contact d'autres mineurs, à un age où la scolarité n'est pas obligatoire ? Au nom de la future réinsertion d'un criminel non condamné on mets en périls des mineurs, des enfants et des adolescents dont Agnès qui à payé cette aberration de sa vie.
Imposer la scolarisation d'un violeur de mineur sur la seule base d'une expertise présentant celui-ci comme « réinsérable et non dangereux » est une erreur, une faute comme de tarder autant pour juger, et donc sanctionner cette personne aux fins d'éviter qu'elle ne récidive. Car cet homme n'a pas été condamné pour son agression sexuelle du mois d'août 2010, il n'a pas été punit pour ses faits de viol, et pourtant il est déjà libre et obligé de se scolariser, de se réinsérer, avant même d'avoir été condamné, purgé sa peine et donc expié son crime...
La mort d'Agnès va t elle servir ? Va t elle faire comprendre au législateur que la réinsertion future du criminel ne peut primer ni passer avant la sanction et la protection des populations ? Peu de chances mais un espoir, un espoir que l'Etat se reprenne face à la mort aussi atroce qu'absude de l'une de ses enfants... |
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( Par gabdel le 21/11/2011
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