Edito : |
" Un nouveau jour au Paradis de Sarkozy :"
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Le rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion (Onpes) est sans appel : la pauvreté et l'exclusion progressent en France. En 2009, la France a retrouvé son taux de pauvreté de 2000, à 13,5%, alors qu'il avait un peu baissé en 2004, atteignant 12,6%. Dans le détail, 8,2 millions de personnes vivaient en 2009 avec 954 euros par mois, soit moins de 60% du niveau de vie médian. Jérôme Vignon, président de l'Onpes, note une "montée indéniable de la grande pauvreté" : près de deux millions de personnes vivaient en 2009 avec moins de 640 euros mensuels, ce qui représente 3,3% de la population française. Un taux en "nette progression", puisqu'il était de 2,7% en 2000 et 2,5% en 2004. Pour 2012, l'Observatoire s'attend, à défaut d'un soutien spécifique aux travailleurs pauvres, à une augmentation "sensible" de la pauvreté.
Dans le même temps Nicolas Sarkozy après avoir doublé son salaire en 2007 a augmenté son capital de 600.000 euros entre 2007 et 2012 passant d'un patrimoine de 2,1 millions de francs à un patrimoine de 2,7 millions de francs. Rien qu'en 2010 la rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 a fait un bond de 34%. Onze dirigeants français dépassent en 2010 le plafond de Proxinvest de 240 Smic annuels, soit actuellement 4,6 millions d'euros, avec en tête Jean-Paul Agon de L'Oréal (10,7 millions d'euros), le patron de LVMH Bernard Arnault (9,7 millions d'euros) et Carlos Ghosn (Renault: 9,7 millions d'euros). Les suivants sont Bernard Charlès (Dassault Systèmes: 9,5 millions), Franck Riboud (Danone: 7,7 millions), Maurice Levy (Publicis: 6,2 millions), Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis: 6,1 millions). Arnaud Lagardère de Lagardère SCA a une rémunération totale de 4,9 millions d'euros tout comme Henri de Castries d'AXA. Lars Olofsson, patron de Carrefour, affiche 4,8 millions d'euros.
De plus en plus de français qui s'appauvrissent pendant que d'autres s’enrichissent ce n'est pas la crise mais la redistribution des richesses qui est défectueuse, la politique économique et sociale qui est viciée pour ne pas dire vicieuse.
Comment dans ces conditions hésiter à réagir, à taper du point sur la table en criant stop cela suffit. Ce n'est plus possible. Il faut repenser le système et le corriger sévèrement. Pas de simples retouches en trompe l’œil comme le promet faussement Nicolas Sarkozy. Pas de petites corrections insignifiantes comme le propose Français Hollande. Non une vrai correction comme Jean-Luc Mélenchon (et Arnaud Montebourg pendant les primaires) le propose. Du raide, tout de suite dans le dur. Tout pour ne pas continuer à vivre un jour de plus dans le Paradis de Nicolas Sarkozy et de ses amis... |
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( Par gabdel le 31/03/2012
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