Votre pseudo :

> anonyme

 

Edito :

" Un crédit d'impôt pour financer les suppressions de postes :"

La nouvelle fait le tour de toutes les unes et franchement ne constitue nullement une surprise : l'emploi salarié dans les secteurs marchands s'effondre en France. Rien qu'au 3ème trimestre 50.400 postes ont été supprimé avec l'aval du gouvernement et des partenaires sociaux.

Avec l'aval oui du gouvernement et des partenaires sociaux puisque ceux-ci ont facilité et encouragé cette destruction au-travers de la légalisation de la rupture conventionnelle du contrat de travail et la passivité des conseils des prud'hommes face aux licenciements prétendument disciplinaires. Pour s'en convaincre c'est simple il suffit de constater qu'il n'y a jamais eu aussi peu de licenciements pour motif économiques en France. A peine 12000 à 15000 par mois soit 2 à 3 % seulement des motifs d'inscription à Pôle Emploi (source Le figaro.fr du 24/10/2012. Dès lors 97 % des motifs d'inscription à Pôle Emploi ne sont pas liés officiellement à un licenciement pour motif économique mais à une fin de CDD, une rupture conventionnelle ou un licenciement prétendument disciplinaire. Grâce à la rupture conventionnelle validée par les partenaires sociaux et le législateur des plans sociaux officieux se déroulent actuellement en France sans que personne ne s'en offusque ou n'agisse.

Plus précisément sans que les autorités ne tirent le signal d'alarme et ne se décident à agir pour faire cesser ce massacre d'emplois salariés en France. Au contraire le gouvernement a même décidé d'encourager les entreprises a poursuivre cette politique en leur accordant un crédit d'impôt sans contrepartie qui va ainsi leur permettre de payer les indemnités de rupture. Ce crédit d'impôt, étalé sur 3 ans, va également permettre aux entreprise de continuer à faire venir une main d’œuvre européenne bon marché payé en dessous du SMIC et qui représente déjà 300.000 emplois en France aujourd'hui. Le "plombier polonais" est bel et bien venu travaillé en France comme le craignait la majorité des citoyens français qui ont courageusement voté non au référendum européen de 2005.

Pour les rares personnes qui seront surpris par ce chiffre il est bon de leur rappeler que ce n'est rien compte tenu de ce qui est actuellement en cours et qui donc n'apparaitra qu'au 4ème trimestre. En effet la grande distribution, l'un des secteurs qui emploie le plus de salariés en France, taille massivement dans ses effectifs par le biais de ruptures conventionnelles ou de prétendus licenciements disciplinaires. Rien que pour Carrefour c'est au minimum 3.000 postes qui vont ainsi être supprimés sans aucune réaction d'une quelconque autorité gouvernementale ou syndicale si ce n'est un crédit d'impôt pour financer ces suppressions et une négociation aux fins de réformer le contrat de travail et faciliter encore les licenciements et suppressions de postes.

Pour ceux qui pensent qu'ils ont à l'abri de cette politique rappelons que l'Etat souhaite baisser le montant de sa dotation pour le financement des collectivités car il estime que les collectivités territoriales emploient trop de fonctionnaires. Le gouvernement veut ainsi inciter les collectivités à supprimer des postes à tailler dans ses effectifs pour faire ainsi les économies imposées par Bruxelles et Berlin. Inutile de parler des organismes semi-public et associations financés par les collectivités qui vont devoir sérieusement réduire leurs coûts de fonctionnement pour compenser la baise de leur dotation. La situation est telle qu'un maire, Mr Stéphane Gatignon, maire de Sevran fait actuellement une grève de la faim car il lui manque 5 millions d'euros pour boucler son budget.

Franchement ce n'est pas la peine d'écouter François Hollande à la télévision expliquer qu'il est obligé de reprendre à son compte la politique néfaste de Nicolas Sarkozy imposé par Berlin ou d'écrire au Père Noël. En revanche un mot de remerciement à Mme Parisot et aux syndicats ainsi qu'à MmeMerkel pour les remercier de leur contribution à l'appauvrissement général de l'économie française et donc de sa population pourra peut être leur faire prendre conscience de ce qui est aujourd'hui en cours dans notre pays et pourra peut être épargner quelques salariés du carnage actuellement perpétré par les entreprises et financé l'Etat.

Agir avant que la France ne compte 25 % de demandeurs d'emploi comme en Espagne ou en Grèce.
 

 

( Par gabdel le 13/11/2012 )

Ecrire votre commentaire:

vous n' êtes pas identifié !

Nous acceptons: la polémique ,la mauvaise fois, l' humour, l'ironie, le débat, l' humeur...
Nous refusons: l' insulte, la grossierté, la diffamation, et tout ce qui touche à l' éthique.

Notre modérateur se réserve le droit de supprimer les commentaires ne correspondant pas aux critères