Edito : |
" Hollande et Parisot confirment leur volonté de licencier massivement :"
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Les déclarations de François Hollande et de Laurence Parisot ne sont guère encourageantes pour ceux qui espèrent échapper à la vague de licenciements annoncés pour 2013.
François Hollande d'abord a confirmé son soutien à cette vague de licenciements annoncés. Il a en effet annoncé, de nouveau, que le chômage allait encore augmenter tout au long de l'année 2013. Compte tenu de la mise en place pendant ce temps des caches misères sociaux ( comme les contrats d'avenir et les contrats de génération(, François Hollande annonce donc une destruction massive des emplois dans le privé et le public. Par ses annonces répétées il donne un blanc seing à toutes les entreprises qui suppriment ou qui vont supprimer des emplois. Il donne un an aux entreprises pour se restructurer. Il va même jusqu'à leur faciliter la tâche au-travers de la négociation actuelle sur la sécurisation de l'emploi. En effet il insiste pour que les partenaires sociaux trouvent un accord début janvier sue cette négociation. Or, il sait très bien que le MEDEF, la CGPME et l'UPA veulent, avant tout, pouvoir licencier plus facilement en ce compris les licenciements abusifs. Encourager à trouver un accord c'est donc pousser les syndicats à accepter cette facilitation des licenciements. Surtout quand on apprend que la CFTC est d'accord avec le patronat sur ce volet licenciement et avance même que tous les syndicats sont d'accords sue ce volet on peut craindre le pire.
Laurence Parisot ensuite. Elle a été on ne peut plus claire. A aucun moment le crédit d'impôt de 20 milliards en faveur des entreprises ne permettra des créations de postes et des embauches. Au mieux, dit elle, ce crédit pourrait freiner la destruction des emplois mais ce n'est pas sur du tout. En fait Laurence Parisot sait bien que c'est en dessous de la vérité. Que le crédit compétitivité va au contraire augmenter le nombre des suppressions de postes en donnant les moyens aux entreprises de financer les suppressions de postes envisagées. Elle aspire à un accord en janvier facilitant les possibilités de licencier pour que la "Saint Barthélémy" de l'emploi salarié puisse avoir lieu au premier semestre 2013 conformément au souhait du Président de la République.
Non ce n'est pas la fin du monde mais en tout cas, pour beaucoup, ce sera la fin de leur contrat de travail en 2013... |
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( Par gabdel le 21/12/2012
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