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Edito :

" Depardieu, Afflelou, Jarre : un synptôme du malaise français"

L'exode de Gérard Depardieu, d'Alain Afflelou et de Jean-Michel Jarre (ainsi que ceux qui sont moins connus) montrent l'existence d'un malaise au sein de la société qui va bien au delà de la question fiscale. Ce malaise est le fait, comme l'écrit lui même Gérard Depardieu, de ne pas être considéré, respecté par la société, mais au contraire vilipendé, méprisé, montré du doigt par celle-ci. Et si on va plus loin que les simples apparences ce malaise est partagé par bon nombre de nos concitoyens qui se sentent, faute de consultations populaires, de plus en plus exclus et victimes des décisions prises par une ploutocratie française et européenne qui a confisqué le pouvoir en France et en Europe.

Les faits donnent d'ailleurs raisons à ses personnes : sous prétexte de démocratie représentative le pouvoir ne consulte plus le peuple. Il consulte simplement les "élites" (élus et francs maçons) et impose ses décisions. Au niveau européen c'est flagrant. Depuis le non français à la Constitution européenne en 2005 les dirigeants européens continuent de faire fonctionner l'Europe au-travers d'une succession de traités et d'accords non validés par référendum populaire. On décide à la place du peuple pour son bien. On décide de maintenir coûte que coûte l'euro sans consulter le peuple car celui-ci doit être protégé contre lui même. Les citoyens sont de plus exclus des prises de décisions européennes.

Ce qui est vrai sur le plan européen l'est tout autant au niveau national et ce au mépris de l'évolution constitutionnelle voulue par ces mêmes "élites". Trois exemples simples pour comprendre :

1) En matière pénale chaque gouvernement fait sa petite sauce sans se soucier de se que souhaite réellement les citoyens. A droite on durci les sanctions et on rempli les prisons, à gauche on dépénalise et on éduque en vidant les prisons. D'où une alternance, une succession de lois contradictoires trop rapidement qui rend complétement inefficace toute politique pénale et qui est dénoncée par les magistrats eux mêmes. Il serait donc bon de consulter le peuple par référendum pour demander s'il est en faveur ou non d'une politique de réduction de peine voir de dépénalisation.

2) La politique économique. Actuellement ce sont les partenaires sociaux qui discutent de la réforme des contrats de travail. Ce sont eux qui doivent décider de la libéralisation du marché du travail donc de la plus grande liberté a accordé aux entreprises pour licencier leurs salariés. Tous les autres citoyens sont exclus de cette négociation. On ne demande pas au peuple s'il est pour ou contre le principe de libéralisation du marché du travail. Non on lui impose. Peu importe ce que les citoyens pensent (qu'ils soient riches ou pauvres) il faut, pour son bien, libéraliser le marché du travail.

3) Les questions de société sont encore un exemple flagrant. Le mariage gay et l'adoption pour les couples de même sexe va être entériné. A aucun moment on ne va réellement demander au peuple s'il est pour ou contre. Non. On va consulter brièvement les "élites" intellectuelles et religieuses et on va adopter de force une réforme qui sera mal vécue par bon nombre de citoyens français interdit d'exprimer son choix au travers d'un vote par référendum. Idem pour le vote des étrangers aux élections locales. Les élites ont décidé que cela ne se ferait pas sans eux. Pas de référendum c'est uniquement aux élus de décider et personne d'autre. Et ce sera la même chose pour la fin de vie.

Ce manque de considération pour les citoyens, ce mépris pour la souveraineté populaire a pourtant été prise en compte par nos instituions au niveau de la dernière réforme de la Constitution. Par la mise en place du référendum d'initiative populaire il a été acté la nécessité de plus associer les citoyens aux prises de décision et de multiplier les consultations populaires. La démocratie participative, la préférence pour la souveraineté populaire par rapport à la souveraineté nationale est d'ailleurs l'un des fondements de toute politique dite de gauche.

L'exode de certains français de renom montrent, au delà de la mise en scène médiatique, qu'il existe un malaise au sein de la société française. Un malaise profond de sentiment d'exclusion des prises de décision, de non considération qui se transforme, progressivement en ressentiment voir en un rejet. Ce sentiment est dangereux et il doit être un signal d'alerte pour les gouvernants qui doivent comprendre que pour réussir il leur faut un soutien, une mobilisation massive de la population pour son action et ses orientations. Que ce soutien, cette mobilisation ne se décrètent pas et sera même d'autant plus difficile à obtenir que le pouvoir donnera aux citoyens le sentiment de l'exclure des prises de décision faute de consultation référendaire.

Il est urgent d'associer les citoyens aux décisions à prendre par référendum sous peine de voir toute tentative de mobilisation pour une politique condamnée à l'avance.



 

 

( Par gabdel le 04/01/2013 )

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