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Edito :

" CFDT et CFTC officialisent leurs signatures de l'accord dit de "sécurisation" de l'emploi :"

La CFDT et la CFTC annoncent, sur leur site respectif, leur décision de signer l'accord dit de "sécurisation de l'emploi" et tentent de justifier cette signature par de prétendus droits nouveaux accordés aux salariés. Cette justification est totalement fausse.

L'accord dit de sécurisation de l'emploi n'accorde aucun droit nouveau aux salariés si ce n'est le droit d'être licencié

En effet les prétendues avancées soit disant contenues dans l'accord ne sont en fait que des avancées marginales ne touchant que peu de salariés. Si l'on prend la mise en place des droits rechargeables au chômage cela n'est pas du tout un droit nouveau pour le salarié. Il n'est qu'une aide supplémentaire pour celui ou celle qui, après un premier licenciement sera de nouveau licencié(e) avant d'avoir épuisé la totalité de ses droits au chômage. Cela ne concerne donc, à ce jour, qu'une minorité des personnes en age de travailler. Sauf à considérer que cette hypothèse de licenciements successifs est appelé à devenir la norme et d'affecter une majorité de salariés. Si c'est le cas, si l'on part du principe que chaque salarié va être licencié plusieurs fois dans sa carrière alors c'est un plus oui pour les salariés. Les droits rechargeables au chômage sont donc avant tout une banalisation, une dédramatisation du licenciement et non un droit nouveau pour le salarié.

C'est exactement la même chose avec la mise en place de droits à la formation attachés à la personne et n'ont plus au poste occupé. Tout salarié va avoir droit à des heures de formation dont il pourra se servir même s'il n'est plus affecter à un poste ou à une entreprise. Ses droits e cumuleront ainsi au gré des postes et emplois qu'il sera amené à occuper. Autrement dit ce droit à la formation liée à la personne et non plus au poste est encore une fois, non pas un droit nouveau pour le salarié qui a déjà ce droit, mais une nouvelle forme de banalisation, de dédramatisation du licenciement. Le salarié licencié n'est pas dépourvu, il a le droit d'utiliser son compte formation pour faire une formation lui permettant de changer de profession. Là encore il s'agit d'acter la généralisation des licenciements qui va donc affecter une majorité de salariés.

Le licenciement pour motif personnel devient la norme, le mode privilégié de la rupture du contrat de travail

La CFDT ne dit mot, dans ses justificatifs, sur les contre parties accordées aux employeurs. Seule la CFTC l'évoque tout en tentant de faire croire qu'elles sont un plus pour les salariés protégés par la négociation syndicale.
En effet l'argument de la CFTC consiste à dire que puisque les plans de sauvegarde et accords de compétitivité doivent être conclus avec les syndicats alors c'est un plus pour les salariés. Ce qui est totalement faux et couvre, encore une fois, une généralisation des licenciements pour motif personnel comme le démontre l'annonce de la baisse des effectifs par Renault.

Renault a en effet annoncé sa volonté de réduire ses effectifs de 7500 salariés sans plan de départ volontaire ni fermeture de site à condition qu'un accord de mobilité et d'augmentation du temps de travail soit signé par les syndicats. Pourquoi Renault pose t il cette condition dans son annonce de réduction d'effectifs ? Tout simplement parce que c'est cet accord signé par les syndicats qui permettra à l'employeur de pouvoir licencier pour motif personnel ceux qui ne pourront se conformer à l'accord. En effet l'accord signé par la CFDT et la CFTC précise que celui ou celle qui refuse une des mesures prévues par un plan de compétitivité sera licencié pour motif personnel et non pour motif économique. Autrement dit la signature d'un accord avec les syndicats est en fait une autorisation de licencier donné par les syndicats donnant leur aval, leur caution, à des licenciements pour motif personnel.

La taxation pour les contrats courts n'est qu'une vaste supercherie dans la mesure où elle ne concerne pas l'intérim.

C'est donc un plus pour les entreprises d’intérim et une nouvelle preuve qu'en réalité cet accord favorise le nomadisme professionnel au détriment de la sécurité de l'emploi.

Cet accord dit de sécurisation de l'emploi n'est donc pas un bon accord pour les salariés. Il ne leur accorde aucuns droits nouveaux mais banalise, dédramatise et donc favorise les licenciements pour motif personnel. Si la CFDT le signe on sait que c'est parce que ses dirigeants sont couverts de bienfaits par le gouvernement. François Chérèque vient d'être élu Président de Terra Nova (centre de réflexion proche du parti socialiste) et vient de se voir confier la mission par le gouvernement de surveiller les avancées du plan de lutte contre la pauvreté qui va être mis en place prochainement.
Pour la CFTC c'est le complexe de "charité". Pour la CFTC il faut absolument des pauvres, des malheureux à aider au-travers de la charité et non pas des salariés forts et protégés par des droits. En signant cet accord de banalisation des licenciements la CFTC peut ainsi s'ériger en protectrice charitable des droits des salariés licenciés et trouver ainsi une justification à son action dans une société dont la déchristianisation est en accélération constante.

 

 

( Par gabdel le 18/01/2013 )

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