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Edito :

" Mais comment Laurent Berger (CFDT) peut il s'en prendre à Carlos Ghon ?"

Laurent Berger (CFDT) s'en prend à Carlos Ghon, le PDG de Renault, l'accusant de privilégier NISSAN contre RENAULT et en demande le remplacement. Jean-Marc Ayrault a tout de suite répondu qu'il n'était pas question de procéder à un tel changement, désaveu cinglant pour le CFDT empêtré dans ses contradictions.

En effet que peut bien reprocher Laurent Berger à Carlos Ghon quand celui-ci ne fait que se servir de l'accord de sécurisation sur l'emploi triomphalement signé par la CFDT ? Rien il n'est pas crédible. A partir du moment où la CFDT, par la signature de l'accord dit de sécurisation, trouve normale des suppressions de postes elle ne peut reprocher le PDG de Renault à produire des voitures Nissan dans les entreprises françaises.

La CFDT affirme qu'il faut être moderne. Comme la CFTC elle se prétend être réformiste. Elle proclame que c'est normal que des salariés soient licenciés et des postes supprimés. Que le plus important n'est pas d'empêcher les suppressions de postes et de licenciements mais de donner de nouveaux droits aux salariés licenciés. Et bien il faut assumer cette position dans le cadre du plan de Renault.

Dans ce cadre c'est très simple. A peine l'annonce de la signature de la CFDT de l'accord sit de la sécurisation de l'emploi Renault a annoncé la suppression de 7.500 postes en France étalé sur une période allant de 2013 à 2016. Que cette suppression d'effectifs se ferait sans fermeture de site ni plans de départs volontaires à la condition que les syndicats de Renault acceptent la signature d'un plan de sécurisation de l'emploi prévoyant mobilité et augmentation de la durée du travail. Ce n'est là que l'application de l'accord moderne signé par la CFDT, accord salué par le Président de la République, le Premier Ministre et même Arnaud Montebourg.

A aucun moment il n'est prévu, dans cet accord moderne de sécurisation, qu'une entreprise soit obligée de localiser ou relocaliser tout ou partie de sa production en France. Dès lors pourquoi le groupe Renault-Nissan devrait il fabriquer des modèles NISSAN en France alors que ses usines en Espagne sont plus compétitives et que désormais il dispose d'un cadre juridique pour l'éviter ? Et cela est d'autant plus vrai que la communauté européenne est en négociation avancée pour un accord de libre échange avec le Japon. Donc il faudrait que les usines françaises soient plus productives, plus compétitives que les usines japonaises pour que NISSAN décide de fabriquer des modèles en France.

La CFDT, par sa signature de l'accord de sécurisation de l'emploi, a trompé les salariés de Renault condamnés à des efforts de compétitivité sans précédent pour espérer survivre etce sans aucunes garanties. Ils doivent être plus compétitifs que les usines des autres pays, aussi bien de l'Espagne que du Japon voir de Corée (avec laquelle un accord de libre échange vient d'être signée) et demain du Brésil ou d'Inde. Grâce à la CFDT les salariés de Renault France sont directement en concurrence interne avec ceux des autres usines du groupe et doivent accepter d'être au moins aussi compétitives qu'elles si ils veulent survivre.

Voilà l'impasse à laquelle la CFDT a amené les salariés de Renault dans sa "modernité" : soit accepter des conditions de travail équivalentes au moins disant social de tout le groupe soit subir des fermetures d'usines pour refus de signature d'un plan comprenant de telles concessions.

Les salariés de Renault peuvent dire merci à la CFDT et la CFTC.
 

 

( Par gabdel le 21/01/2013 )

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