Edito : |
" Et maintenant la baisse des allocations chômages et des retraites:"
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A peine l'accord dit de "sécurisation de l'emploi" de signer que c'est le retour de bâton, la fin du pseudo rêve dit de la flexisécurité à la française.
Pour rappel l'accord dit de "sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels" est, selon les syndicats réformistes, une grande faveur pour les salariés puisqu'ils gagnent certains droits en cas de licenciement (droit à la formation, portage de mutuelle, droits renouvelables au chômage) en contrepartie d'une plus grande facilité pour les entreprises de licencier. Sauf que ces syndicats ont oublié de dire que les salariés victimes de licenciement allez voir leurs allocations chômages baissées et leurs retraites sérieusement imputées.
Et pourtant le changement c'est maintenant : la Cour des Comptes vient de rendre un rapport estimant qu'il faut réformer en profondeur l'assurance chômage jugée beaucoup trop protectrice en France. Elle estime notamment que l'indemnisation des intermittents est beaucoup trop élevée et qu'il faut la revoir. Ors dans l'accord de sécurisation les syndicats ont validé l'extension du domaine des statuts intermittents aux entreprises de moins de 11 salariés dans deux secteurs. Il y a donc bien un lien direct entre l'accord signé et la nécessité de réforme évoquée par la Cour des Comptes. On veut étendre les contrats intermittents tout en indemnisant le moins possible ses salariés intermittents. De même la Cour de Compte propose de plafonner beaucoup plus bas qu'actuellement l'indemnisation chômage des cadres. Avec la CFE-CGC qui vient de signer l'accord et donc d'entériner des modalités plus faciles du contrat de travail les cadres vont être plus souvent au chômage et beaucoup moins indemnisés.... Ils peuvent dire merci à la CFE-CGC.
Pour les retraites la douloureuse va être sévère pour tout le monde. La réforme à venir va faire mal et va particulièrement toucher tous ceux qui auront eu des périodes de chômage au cours de leur carrière. En effet si l'on abandonne la référence au 25 meilleurs années de carrière comme base du montant de la retraite et que l'on opte pour la moyenne de toutes les années travaillées ou réputées comme telles (chômage) il va y avoir une baisse mathématique du montant des retraites pour tous les salariés du privé ayant connu des périodes de chômage.
On peut faire confiance aux syndicats "réformistes" pour suivre ce mouvement et enfoncer ainsi les salariés français.
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( Par gabdel le 22/01/2013
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