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Edito :

" Clap de fin pour la politique familiale française :"

La France est sur le point de mettre un terme à sa politique familiale basée sur la valorisation de la famille nombreuse et donc de mettre un terme à l'une de ses particularités, l'une de ses exceptions culturelles (au sens sociétal du terme). Terminé l'incitation à faire des enfants. Terminé la valorisation de la famille nombreuse. Trop de bouches à nourrir il faut diminuer le nombre des naissances à venir. Faute de pouvoir imposer une limitation des naissances (comme en Chine jusqu'à aujourd'hui) le gouvernement favorise l'émergence d'une nouvelle famille basée sur le nomadisme (tant preofessionnel que sentimental) et la réussite sociale tendant à remplacer la famille traditionnelle.

En réalité, et comme vient de le confirmer le législateur depuis 1999, il n'y a plus une famille, mais des familles. Terminé le monopole de la famille composée d'un homme et d'une femme élevant leurs enfants communs. Non. Pour le législateur la famille d'aujourd'hui ce sont des couples de sexes différents ou non, élevant partiellement leurs enfants issus d'unions précédentes et leur(s) enfant(s) commun(s), ou des personnes seules élevant leurs enfants n'ayant pas nécessairement le même père ou la même mère. Ces familles n'ont pas du tout pour vocation à faire des enfants en nombre. Non. Pour le législateur la famille moderne est donc un couple de même sexe ou de sexe différents avec un ou deux enfants conçus ou adoptés sur le tard (entre 35 et 40 ans) avec parfois un ou deux enfants d'une union précédente. Ou alors des personnes seules (le plus souvent des femmes) élevant un ou deux enfants parfois d'ailleurs de père différent.

C'est en 1999 que la première étape de cet abandon de la politique familiale française a eu lieu au-travers de la légalisation du PACS et du concubinage et de la réduction du temps travail. Si l’avènement du PACS et du concubinage sont dans cette logique en favorisant le nomadisme affectif au détriment du maintien du couple il peut paraitre étonnant de citer la réduction du temps de travail et les 35 heures. C'est tout simplement parce qu'à l'occasion du passage au 35 heures le supplément familial du salaire a disparu de la quasi totalité des conventions collectives. Le salaire, dans le privé, est, depuis la réforme des 35 heures totalement indifférent, indépendant, du nombre d'enfants à charges. On a donc bien adopté un modèle familial qui est le modèle de base aujourd'hui fondé sur la naissance d'enfants en nombre limités et tardifs, c'est-à-dire après la réussite sociale des parents.

Aujourd'hui le législateur souhaite accentuer ce phénomène. Il va jusqu'au bout de sa logique et, en inversant sa politique familiale, la famille traditionnelle va maintenant être défavorisée. Pour cela deux actions actuellement en cours : la légalisation du mariage homosexuel actant la dissociation totale entre couple et procréation entre union et enfants. Le couple n'a plus vocation à;avoir des enfants. le couple est une simple union de fait ou de droit de deux personnes (de sexe identique ou non) à durée indéterminée pouvant éventuellement déboucher sur la création d'une famille avec naissance ou adoption d'enfants en nombre limités. La deuxième action c'est, bien entendu, la fiscalisation ou plafonnement des allocations familiales dans le but de dissuader encore plus les couples d'avoir des enfants en nombre.

Comme on le constate la société n'incite plus du tout les personnes a avoir des enfants. Bien au contraire. La pression sociale maintenant va à l'inverse vers des naissances peu nombreuses et tardives, passant bien après la réussite sociale et professionnelle qui doit primer sur le fait d'avoir des enfants.

La troisième phase de cette nouvelle politique familiale est déjà en action. Elle tend à définitivement couper le lien entre le couple et l'enfant. Le but est d'aller vers la monoparentalité, l'appartenance d'un enfant à une personne, homme ou femme. Là encore pour cela deux directions : la standardisation de l'enfant au-travers de la théorie du genre et la procréation médicalement assistée et gestation pour autrui pour convenance personnelle.
L'enfant ne doit plus être perçue comme une personne fruit de l'union deux personnes. Non. Il doit être impersonnel et donc asexué. C'est le principe de base de la théorie du genre qui tend à nier la différence des sexes entre petit garçon et petite fille. Il n'y a plus de petits garçons et de petites filles il n'y a plus que des enfants. Des enfants communs et standards donc interchangeables. Ce n'est plus le fils de son père ou la fille de sa mère non c'est un enfant. Interdiction formelle d’individualiser en offrant une poupée à une fille et une auto au garçon. Non. L'enfant est commun quel que soit son sexe, il doit donc avoir les mêmes jouets et les mêmes vêtements. Uniformes dans les crèches et jouets communs, l’uniformisation et donc la standardisation de l'enfant est en bonne voie.

La pression sociale mise sur les couples pour des naissances tardives et la valorisation des couples de même sexe pose des problèmes en terme de réussite de la conception. L'évolution de notre mode de vie affectant la fertilité masculine pose également de plus en plus le problème d'être capable de concevoir un enfant au moment où on le décide conformément à la pression sociale. D'où développement de la médecine procréative, procréation médicalement assistée et gestation pour autrui. Avec la technique de la vitrification des ovaires et de la cryogénisation du sperm il es possible de se prémunir ainsi contre les risques liés au temps. Mais ces techniques permettent également de ne plus avoir besoin de l'autre pour avoir un enfant. On prend un ovaire pétrifié et du sperm cryogène et on implante dans une mère porteuse. C'est l'enfant individuel, chacun ou chacune pouvant avoir ainsi son enfant à lui ou à elle seule. La procréation n'est plus basée sur des rapports sexuels entre l'homme et la femme mais une technique médicale permettant à tout à chacun d'avoir son enfant.

L'enfant n'est donc plus le résultat naturel de l'union d'un homme et d'une femme. Il est désormais un accessoire social (comme la voiture ou le logement), accessoire bientôt fabriqué par la société au-travers de la médecine procréative et plus du tout produit naturellement par un homme et une femme sur la base de rapports sexuels.

C'est quand même beau l'avenir...

 

 

( Par gabdel le 18/02/2013 )

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