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Edito :

" Que l'on m'explique :"

Les déplacements de François Hollande en région pour tenter de calmer la population tend à montrer que le gouvernement improvise et "pédale dans la choucroute (ou la semoule pour nos amis musulmans ou simplement amateurs de couscous)". Autrement dit qu'il ne sait pas ce qu'il fait. Et force est de constater que l'on a toujours pas compris et qu'il va falloir nous expliquer plusieurs choses.

En premier lieu, pourquoi faut-il adopter par la loi le pseudo accord sur la sécurisation de l'emploi qui favorise et simplifie les restructurations donc les suppressions d'emploi alors que 99.500 emplois salariés ont été supprimés pour la seule année 2012 ?

C'est quand même difficile de comprendre comment le Président de la République espère voir s'inverser la courbe du chômage alors qu'il est demandé au législateur d'adopter une loi facilitant la suppression des emplois. L'argument selon lequel permettre aux entreprises de se restructurer c'est leur permettre de redevenir compétitive donc de reconquérir des parts de marché et donc de pouvoir ré embaucher plus vite ne tient absolument pas la route compte tenu de la rigueur budgétaire imposée par Bruxelles et la quasi faillite des régimes de retraite. En effet, pour préserver l'euro Bruxelles impose une réduction des déficits aux Etats dont la France. Pour réduire ses déficits la France est obligée de réduire ses dépenses mais aussi d'augmenter les impôts et taxes pour accroitre ses rentrées d'argent. L'augmentation de la pression fiscale sur les entreprises vient donc supprimer les effets prétendument bénéfiques d'une suppression de postes sur la compétitivité des entreprises, compétitivité qui d'ailleurs est entretenue artificiellement en 2013 par la Crédit Impôt Compétitivité. Dès 2014 les hausses de TVA programmées pour financer ce crédit d'impôt vont réduire à zéro tout gain de compétitivité. Donc les gains de compétitivité vont disparaitre en 2014 et ce d'autant plus qu'il va y avoir une hausse des cotisations patronales pour sauver les retraites complémentaires, les assedics, la retraite par répartition et la politique familiale. Sans gain réel de compétitivité il est donc improbable que les entreprises qui se seront restructurées gagnent des marchés et donc est besoin de recruter.

La hausse des cotisations et des prélèvements touche aussi les salariés et retraités donc les consommateurs français. Aussi la demande interne ne va pas augmenter voir baisser. Donc il y aura, au mieux, maintien de la consommation intérieure et plus probablement une érosion de cette consommation. Donc pas d'augmentation de la demande et donc aucune nécessité pour les entreprises de recréer des emplois. Tout au contraire elles devront envisager de nouvelles restructurations pour préserver leurs parts de marchés. Restructurations donc suppressions de postes qui seront donc plus faciles grâce à la loi. Suppressions de postes impactant directement les budgets sociaux (retraite, chômage) rendant de nouveau obligatoire une hausse des cotisations et des impôts pour compenser la baisse des rentrées fiscales et donc tenir le déficit budgétaire.

la politique mise en œuvre ne peut donc pas constituer un cercle vertueux permettant le retour de la croissance. Non, c'est un cercle vicieux vers la récession, un mécanisme inexorable d'appauvrissement généralisé sauf improbable augmentation "stratosphérique" de la croissance mondiale permettant aux entreprises de trouver des marchés malgré leur faible compétitivité.

En second lieu pourquoi multiplier les bénéficiaires des pensions de réversion et des allocations familiales par la légalisation de la famille homosexuelle alors que le financement des régimes de retraite et des allocations impacte directement la compétitivité des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages ?

C'est quand même là aussi une incompréhension totale. En effet on nous explique que les régimes de retraites complémentaires sont au bord de la faillite et que pour les sauver il va falloir baisser les pensions versées et augmenter les cotisations patronales et salariales. On nous explique que la politique familiale est en déficit et qu'il va falloir soit augmenter les cotisations et impôts pour la financer soit réduire le montant des prestations versées. On nous explique que le régime de retraite principal des salariés et employés n'est plus financé et qu'il va falloir prendre "des décisions courageuses".

Problème c'est que dans le même temps le législateur impose au pays le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels et tente d'imposer la procréation médicalement assistée pour convenance personnelle donc la multiplication des bénéficiaires des allocations et prestations familiales et des retraites de réversion sans parler des prises en charge des frais médicaux par la sécurité sociale pour les PMA ? Où est le sens ? Prendre des "décisions courageuses" n'est ce pas dire par exemple on ne légalise pas le mariage gay, l'adoption pour les couples homosexuels et la PMA pour convenance personnelle parce que l'on ne peut pas payer pour cela. Que l'on ne peut pas se permettre d'aggraver la charge publique sans faire supporter une récession encore plus forte au pays?

Que l'on m'explique donc. Que l'on m'explique où on va et comment.
 

 

( Par gabdel le 13/03/2013 )

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